dimanche 15 juin 2008

Ballade à Luna Park

Situé à la naissance d'Harbour Bridge, Luna Park contemple les flots agités de la rive nord de la baie de Sydney. Ce vieux park d'attraction aux allures freaky a été construit au début du vingtième siècle.

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big wheel

luna wheel

mirror game 5

luna park

Plus de photos sur Flickr.

Demain, avion, direction Surfers Paradise, sur la Gold Coast, Yolé.
Enfin : Aloha.

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lundi 2 juin 2008

Cairns et le tropical north Queensland

À Cairns, les enseignes sont sous-titrées dans plusieurs langues asiatiques, et les guides de plongée parlent coréens. Dans certains magasins, les produits ne sont même pas étiquetés en anglais. Beaucoup d’asiatiques en vacances, et d’autres venus pour travailler.

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Beaucoup d’aborigènes aussi. Tout comme à Sydney, en les voyant vivre, on a bien mal pour eux. A deux rues d’ici il y a la Croix Rouge, et souvent, juste devant il y en a un qui n’a pas de pieds. Celui-ci est particulièrement malchanceux, mais d’une manière générale, en Australie les aborigènes sont quand même bien mal en point : alcoolisme, maladie, manque d’instruction, chômage et pauvreté font de ravages chez ce peuple a qui l’on a arraché ses terres dans une violence et brutalité inouïe, à « l’américaine », quoi. Basiques massacres, battues géantes, mais aussi empoisonnements, incarcérations, isolement…

Bref, tous les moyens étaient bons pour ne pas cohabiter avec les autochtones en présence, le but c’était de les décimer, ou à défaut, les marginaliser au maximum.

En 1976, les aborigènes ont cessé d’être considérés comme faisant partie de la faune australienne, au même titre que les wombats et les kangourous.

Tout ça pour dire que tout n’a pas été facile pour eux depuis que Cook a débarqué avec ses gros souliers, et qu’encore aujourd’hui, on sent bien à quel point ils ont morflé.

Si beaucoup d’australiens semblent évidement regretter ce passé plus que dramatique, le gouvernement vient à peine de présenter des excuses, et commence à réfléchir à une suite un peu plus gaie pour tout le monde. Mais dans les hautes sphères, si la volonté de réparer est là, personne ne semble encore bien d’accord sur les actions à adopter.

En attendant qu’ils se décident, à Sydney, tous les petits australiens ont les dents bien blanches, vont à l’université le jour et dans des clubs bien cosy et dorés la nuit. Et dans les dans les rues de Cairns, les aborigènes n’ont pas de pieds.

Il y a quand même d’autres choses à raconter sur Cairns tout de même. Le truc le plus facile à faire ici : manger des sushis et se faire faire un massage thaï par une vraie thaï, puisqu’on a un pied en Asie, et l’autre chez la reine d’Angleterre. Le truc le plus difficile ? Y en a pas. Eviter les piqûres de moustiques géants, à la limite.

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Des touristes japonais par centaines font le voyage à Kuranda Village pour la journée. Tokyo Cairns, huit heures de vol, pick-up à l’aéroport, transfert massif en car vers la ville, scenic railway, on prend trois photo du village, on écoute un aborigène jouer du didgeridoo, on cours après un Ulysses Butterfly avec son Nikon D40, on claque 80 000 yens dans les boutiques pour acheter de l’art indigène fabriqué en Chine, on se tape un bon steak de crocodile et un tempura de kangourou, petit bushwalk pour digérer, et hop, dans le car, puis l’avion, et retour dans la capitale nippone pile 24 heures après le départ.
Impressive business n’est ce pas ? Faut dire, entre Tokyo et la Cote Est de l’Australie, y a pas de décalage horaire, donc on peut se permettre de faire ce genre de trucs (quand on est japonais.)

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En vérité, à la fin de l’automne austral, il ne fait pas si chaud que ça au dessus du Tropique du Capricorne. Ca ne nous empêche quand même pas de nager dans la piscine lagoonée et de brunir de la tête aux pieds des que deux rayons se pointent sous les gros nuages gris tropicaux.

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Demain, Green Island et la Grande Barrière de Corail… et jeudi, back to Sydney, avec Fabrice qui arrive de Hong-Kong, et aussi parce que c’est quand même un peu le bled maintenant, avec nos chers homies, le Cross, le Sports Bar, le Havana, L’Empire, le Tropicana Café, la Plantation, Sushi Hero, Kinokuniya, et tout, et tout, et tout !

Home, here we come !!!

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jeudi 8 mai 2008

De la vérité vraie sur la nightlife de Sydney.

Si y a un truc que j’aurais bien fait dans les règles à Sydney, c’est sortir.

Faut avouer qu’ici je suis bien entourée pour ça, Seb joue tous les week-ends et les gens des orgas qui l’ont booké sont super avenants, comme s'ils étaient nos potes de dix ans.

Ils nous sortent partout ou ils vont, prennent bien soin de nous, et toutes les 5 minutes, ils vérifient qu’on s’amuse bien, et surtout, que l’on a toujours à boire.... ah ah. Anyway, à Sydney, connaissances sur place ou pas, il y a un truc comme 20 grosses soirées en ville chaque samedi, et 150 clubs. Des afters, des befores, des secret gigs, des beach-house parties, des club parties, des sunday parties, des afternoon parties...À tout moment, il y a quelque chose de spécial à faire pour rigoler, c’est vraiment LA ville qui ne dort jamais, et ou il se passe toujours quelque chose d’intéressant (comme par exemple, Air qui joue à l’Opéra house, GENRE. – non, on a pas eu de places, bien sûr - )

Les clubbers d’ici ne sont pas vraiment comme chez nous, ils sont bien plus barrés, même en début de soirée (tout heure confondue en fait.) Je dirais que dans le genre NO LIMIT, ils sont dans le top five, à l’aise. Et ça commence des les fringues, pour les filles c’est « à l’anglaise » puissance 10 : mini-shorts, mini-jupes, mini-robes, pompes vernies à talons de 15 cm, accessoires extravagants, décolletés sans fond, imprimés léopard, zèbre, poule, cerf et j’en passe (et euh, tous les animaux des bois et de la savane, en fait.)

Pour autant, l’attitude des meufs n’est pas spécialement aguicheuse, tout comme celle des garçons. Je dirais même qu’elle est plutôt bon enfant et je persiste à penser que les noctambules aussies sont dans l’ensemble plus gentils et plus simples que les français, recherchant l'amusement avant tout, puisque ici, je sors - forcément - sans mes potes, et que pour autant, je n’ai jamais ressenti aucun malaise, aucune solitude, aucun ennui : tout le monde est adorable, et les gens s’intéressent naturellement les uns aux autres, voila le cliché le plus vrai de l’Australie. Tu les a rencontré dans un club ? Aucune importance, ils se souviennent de ton visage, de ton prénom, de ce que tu fais dans la vie, de ce que tu leur a dis la semaine d’avant, et ils te font des blagues comme si tu les connaissait depuis des années, le tout sans arrière pensée, sans « intérêt », ni calculs, ils t’offrent tout le temps des verres. Ambiance le Manège Enchanté, donc – version basses saturées, ok.

Pour en revenir aux tenues, à Marseille, ce genre de fringues sur une fille lui laissent une espérance de vie d’une heure, et encore. Une heure en voiture, et en évitant les coins qui craignent, sinon, c’est vingt minutes : autant jouer à la marelle sur l’A7. Les mecs ne sont pas en reste niveau look, il n’y a pas de style de prédilection, c’est très changeant, mais toujours très poussé et travaillé dans les détails (si c’est goth, ça sera vraiment GOTH, tu vois.) Bref, c’est un peu indescriptible, le défilé, en quelque sorte.

Le mieux c’est que je vous mette direct des photos de chez Trashbags (Trashbags : les garçons derrière "the best parties in Sydney and in Australia")




















Plus d'infos et plus de photos :

http://www.trashbags.net.au/


Un bon schéma vaut mieux qu’une explication compliquée.

Donc pour ça c’est chouette, tout le monde s’amuse à s’habiller de façon super originale, et personne ne se mate en biais, personne ne fait de réflexions « waaah mate la teupue / oh les collants résille troués / oh non mais la gueule des pompes / oh mais la grosse truie quoi / oh le rouge a lèvre de salope » : tout ça n’existe pas ici, et du coup tout le monde se lâche sur le look, ce qui est quand même super agréable quand on va faire la fête dehors et qu’on a pas envie de ressembler à son propre clone chiant du lundi matin en mode bureau-école. Souvent, ils font des soirées déguisées, et là c’est carnage, le cirque, vraiment très bon à voir, ils se donnent vraiment du mal pour être marrants.

Après, il y a un certain enthousiasme rapport à la musique, quelque chose de réellement plus marqué qu’en Europe dans les clubs, d'une manière générale, il me semble que les gens s’intéressent beaucoup plus aux artistes. S’ils sortent pour aller écouter jouer quelqu’un, ils savent de qui il s’agit, ils se sont briefés avant, ils ont gravé un CD pour la voiture, ils ont essoré le myspace, ils ont lu les blogs spécialisés (ils sont tous fans de Hianta des fluokids). Ils vont même jusqu’à connaître les ragots de la scène élèctro parisienne, même s’ils prononcent Yelle « Yélé » (trop cute !) et qu’ils te demandent d’expliquer ce qu’elle raconte exactement sur « À cause des garçons ». Ils savent tous trop bien danser, même les filles en petites sandales connaissent des pas de Melbourne Shuffle.

Ils sourient tous, tout le temps, ont une attitude sympathique, ouverte, et ça, c’est vraiment agréable. Il y a un respect des artistes, aussi. Par exemple, s'ils veulent communiquer avec le DJ, les danseurs écrivent des petits mots mignons sur leur téléphone portable et lui montrent l'écran, ne serait-ce que pour le remercier, par exemple. Ils ne se jettent pas sur lui en gueulant des conneries du style « t’as pas du UB40 ? ». De toutes façons, ici, les gens n'écoutent pas UB40.

Au chapitre folklore local : les australiens boivent, ça n’est un secret pour personne. Oui mais voila, je ne m’attendais quand même pas à ça : ils boivent vraiment beaucoup, beaucoup (trop, trop.)

Déja, tous les verres sont plus gros, ça aide, la contenance est multipliée par 1.3 ; ça n’aide pas à moins consommer. Ensuite, tout coûte moins cher, une vodka au Rex ça vous coûtera 10 €, ici, c’est 8 $, donc 5 €. Et eux, ils n’arrêtent jamais, un verre en chasse un autre, tout le temps. Ils ont des cocktails super étranges et violents, comme la Jagger Bomb : on rempli un verre de Redbull, et un shooter de Jägermeister (sorte de gin brun dégueulasse d’ici). On lâche le shooter de Jägermeister dans le verre de Redbull, et on boit cul-sec pendant que l’alcool du shooter monte et se répand au dessus, dans le verre de Redbull : assez spectaculaire à voir faire - je n’ai pas osé essayé tellement on m’a assuré que c’était dégueulasse, et que de toutes façons je vomirais. En tout cas, ça plait beaucoup aux filles de 17 ans.

Ils ne sont pas avares sur la quantité, boivent tout le temps dans de trèèès grand verres, l’équivalent de six shooters d’alcools forts mélangés avec des softs bien sucrés et sirupeux… Ils commandent ça à la même fréquence que des verres « normaux ». Ils mélangent tout, ils n’ont peur de rien, c’est culturel. Des filles passent prendre des bouteilles de blanc entières au bar pour se balader avec dans le club, et elles les finissent tranquillement toute seule sans accuser le coup. Youpi.

Faisant abstraction de tout ce qui touche à la musique, mes moments préférés quand je sors sont les conversations badines entre la soirée et l’after, car c’est vraiment là qu’on rigole le plus :

- What is the worst thing you can say about someone in english ?
- I would say it’s “Cunt”. Or “Prick”.
- I’ve ever heard “Cunt”, I can picture it, but I don’t know “Prick” very much. What does that mean, exactly ?
- Well, it’s like a “Dickhead”, but it’s actually it’s realy worse. And how do you say « I’m fucked up » in french ?
- Hmm, I think you can say “Je suis défoncé”, that’s the common term for that.
- And how do you say “I’ve cut my friend with a glass” ?
- Hey you did that ? You psycho !
- No! No I didn’t, I just want to know how you say that in french.
- Ok well it’s “J’ai coupé mon ami avec du verre”, but anyway you freaked me out man, look it’s early morning, we are drunk, and I think next time you may ask something less weird.
- Ok. So how do you say “My favourite animal is the elephant” ?
- You have to say : “Mon animal préféré est l’éléphant”. (laughs)
- Wow. That’s fucking hard. (laughs)
- That’s it.


Vous vous en doutez : pour le reste des toxiques, c’est pire que chez nous, la foire d'empoigne, carrément le carnaval en panavision projeté sur écran géant. Pas de limites d’âge ni de dosage, les prescriptions du week-end sont effrayantes : pills, coke, kétamine, amphés, painkillers et autres médicaments... le tout sur un base "régulière". et encore je passe sur les trucs exotiques ... On se croirait presque au teknival de Marigny un dimanche midi, mais dans la version redbull/ecstas, ou champagne et coke (j’exagère tout de même beaucoup pour la comparaison avec le teknival, mais c'est pour situer l'ambiance.)

Niveau timing alloué à la fête : quand ils sortent le samedi, à priori ils sont déjà sortis le vendredi, et en plus, ils remettent ça le dimanche. Entre chaque soirée ils ont mis des afters et aussi des apéros : il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud. Mais ils n’ont pas cours avant mardi matin, alors ça va, parce qu’ils n’avaient pas spécialement envie de se coucher avant lundi soir, tu vois. Santé.

Tout ça ne les empêche pas d’être de futurs avocats, ou de finir leur business-school tranquille, et souvent d’avoir un petit boulot à coté.

Personnellement je ne sais pas comment ils font : je pense que c’est le fait de vivre la tête en bas : le sang circule plus vite :)

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lundi 21 avril 2008

Installés à Sydney

Nous voici posés pour un mois à Sydney, dans un tout trop petit apparte du centre, ou nous allons rester jusqu'au milieu de l'automne austral (mi-mai.) Après ça direction le nord du Queensland, parce que la pluie, au bout d'une semaine non stop, ça perd quelque peu de son charme.

Sydney figurant dans les villes les plus chères du monde niveau logement, l'apparte, bien que minuscule, nous coûte un bras, je n'aurais pas imaginé payer un "placard" aussi cher (c'est exactement deux fois pire que dans Paris, genre.) Heureusement, il est bien équipé (même si nous n'avons pas de LCD+DVD > 32", ce qui est abusé), et situé dans un bon quartier. En fait, on ne peut pas vraiment dire qu’il existe de "mauvais quartier" à Sydney (surtout quand on arrive de Marseille, ah ah.)

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Chez nous

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Darling Point

Disons que Darling Point est un quartier sans trop de bordel dans la rue, ou d’effluves de vomi, très différent de Kings Cross sur ce point.


Clique sur l'image !

Chose non négligeable, on peut y dormir la nuit, luxe qui jusqu'ici ne nous avait pas été offert, ou alors, juste entre deux kicks de techno (ça ne fait pas un cycle de sommeil, j'vous jure, même si c'est de la psytrance loungy.)

Petit bonus, un WiFi ouvert, gratuit, pas trop capricieux, et même performant :



Alors sinon pour les généreux qui veulent nous envoyer du roquefort, ou bien du foie gras, ou même un confit de canard, notre adresse c'est :

Sebastien & Sabrina
6 / 15A Mona Road
Darling Point
Sydney NSW 2027
Australia

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dimanche 23 mars 2008

Sydney, premières impressions

À Sydney depuis le 18 mars 14h.

Comme prévu, les habitants de la Kanga House où nous logeons depuis notre arrivée ont l’air de passer le plus clair de leur temps à fumer des pétards sur la terrasse en écoutant du mauvais hip-hop, du reggae, et de la pop 80’s (oui.)

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On le savait déjà, que ça serait comme ça (sauf pour Kool and The Gang), mais nous n’avons pas cherché à l’éviter, au contraire : le but était de connaître l’ambiance backpacker hippie dégueu de Kings Cross avant de partir faire le tour de l’Australie, because c’est comme une sorte de bizutage quand tu descend de l’avion et que tu restes pour longtemps.

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En quelques mots, Sydney : gigantique, détendue, et cosmopolite à mort. Une variété de masse qui fait du bien ; en terme de population, la ville est aujourd’hui quasi plus asiatique qu’aussie. L’architecture victorienne y côtoie les buildings d’affaires (comme à NYC, en moins haut, toutefois) et les shopping centers tokyoïsants ont investis d’anciennes bâtisses industrielles.


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Fait marquant : les sydneysiders tirent 1000 fois moins la gueule que les parisiens (i love rien) dans la rue, il n’est pas rare de croiser des gens souriants !

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