lundi 23 juin 2008

Surfers Paradise et la Gold Coast

Pourquoi appeler une ville Surfers Paradise ?

Et bien, c’est vrai que sur la plage, les vagues sont présentes en permanence et très fréquentes, de taille conviviale (deux bons mètres en moyenne.) Mis à part les fringues, je n’y connais que dalle en surf, mais j’imagine que c’est quand même cool de ne pas avoir besoin d’attendre trois plombes sur sa planche avant de pouvoir rider un bon rouleau de deux mètres, d’où le coté « Paradise ».

La Gold Coast est une ville plage continue de plusieurs dizaines de kilomètres baignée de soleil trois cent jours par an. Même les hivers restent agréables, avec une température qui « descend » entre 15° et 20° pour juillet et août.

Surfers Paradise est une ville que l’on pourrait appeler aussi et surtout “Property Paradise”, tant et si bien les gratte-ciels y poussent comme des champignons. Il est clair qu’au vu des nombreux chantiers aperçus, la ville n’aura pas le même visage dans dix ans. Pas mal de monde conchie l’esthétique particulière de Surfers sans autre forme de procès à cause de la construction anarchique des buildings… Même si je ne suis pas fan, je ne condamne pas le fait d’aménager le littoral australien de la sorte : d’une, ce n’est pas pire que nos plages montpelliéraines (ah ah), et de deux, ça change des habituels pôles balnéaires ou les maisons ne dépassent jamais deux étages. J’irais même jusqu’à dire que ça a un petit coté cyberpunk, très futuriste, bd, ou post-apocalyptique … et là, je préfère illustrer mon propos avec cette photo efficace trouvée chez toothbrush-nomads :



On croise parfois dans les rues de Surfers des Meter Maids; sorte de mascottes locales nées dans les sixties, lorsque la mairie a jugé utile de taxer le parking en ville. Les Meter Maids ajoutent des pièces dans les parcmètres bientôt expirés devant les voitures stationnées. Opérant à titre gratuit dans ce rôle de super héroïnes du bitume, elles font souvent la promotion de marques ou d’événements, et chaque automobiliste sauvé de la contravention se voit remettre un petit mot / prospectus sous l’essuie-glace. N’est-ce pas là une délicate façon de faire de la pub ? Personnellement je trouve ça assez génial, comment ne pas être épris de sympathie pour un annonceur lorsqu’il vient de nous sauver d’une prune ?

Sinon, qu’est ce qu’il y a à faire sur la Gold Coast ? Les parcs d’attraction, véritable industrie ici. Et dans les parcs d’attraction, ce qui nous plait à nous, ce sont les roller coasters, youhou.

i was there

Celui du Luna Park de Melbourne est le plus vieux roller coaster en activité. Si j’avais su ça à l’époque ou je l’ai photogrpahié … j’aurais tout de même pris un ticket, histoire de !

train

Parmis les roller coaster les plus sensationnels que nous avons fait sur la Gold Coast : Superman the Escape, Lethal Weapon (Warner bros Movie World) et The Tower of Terror (Dreamworld.) Dans un autre genre, Seb a aussi fait le Giant Drop, avec Fab et compagnie, mais moi je suis restée en bas à compter les enfants en pleurs.


Lethal Weapon : Trop rigolo, mais juste quand ça s'arrête.

Alors bien sûr, comme le dernier roller coaster en date remontait au Space Mountain 2 à Disneyland Paris, on pensait que nos récents manèges australiens, c’était des trucs vraiment sales et énervés, donc on était fiers de nous. Erreur ! Après un petit tour sur wikipedia, on s’est rendu compte qu’on était loin, mais loin - et que l’Australie ça restait encore beaucoup trop cool par rapport aux USA : en voici un qui fait hyper mal, et puis un autre (je vous conseille la video.)



Si vous vous demandez quel esprit démoniaque et génial se cache derrière ce genre de manèges peu recommandables, sachez que l’ingénieur et physicien allemand Werner Stengel, diplomé de l’université de Gotebörg, à collaboré à 72 % des projets de roller coasters actuellement en service. Indirectement, c’est donc lui que vous insultez quand vous extériorisez le trop plein de G négatifs sous forme de hurlements appeurés et de salves de vulgarités.

Encore grâce à wikipedia, j’ai pu apprendre que Stengel a conçu un autre manège que j’ai fait l’été dernier au parc Liseberg en Suède. Le manège en question a blessé 21 personnes lors d’un accident, l’un des deux trains ayant décidé d’aller dire bonjour à l’autre. Morale de ce paragraphe, ne lisez pas wikipedia avant d’aller dans un parc d’attraction, ah ah.

Rayon mathématiques et poésie, Stengel a conçu un nouveau type de boucle nommée « clothoïde » (joli nom n'est ce pas ?) Cette boucle, grâce à ses propriétés physiques plus clémentes avec les vertèbres humaines, est devenu le standard actuel.



Les équations sont trop complexes, enfin, perso, en mécanique, je me suis arrêtée aux trucs bateaux terminale S, comme les trajectoires de balles de tennis ou les téléskis, mais j’aime juste bien les dessins.

Voila, maintenant, j’arrête de vous parler de roller coasters, même si c'était ma nouvelle lubie geek of the week. Mais c’est vrai qu’ici c’est un peu le sport national que de se prendre des shoots d’adrénaline de cette façon ; une émission de télé locale filme même ses chroniqueurs depuis l’intérieur des manèges, c’est dire.

Demain, le bus pour Brisbane, la capitale du Queensland.

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dimanche 15 juin 2008

Ballade à Luna Park

Situé à la naissance d'Harbour Bridge, Luna Park contemple les flots agités de la rive nord de la baie de Sydney. Ce vieux park d'attraction aux allures freaky a été construit au début du vingtième siècle.

entrance

big wheel

luna wheel

mirror game 5

luna park

Plus de photos sur Flickr.

Demain, avion, direction Surfers Paradise, sur la Gold Coast, Yolé.
Enfin : Aloha.

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Mon premier "fuck" spontanné

Bonnant malant, on en arrive à dire des grossieretés en anglais avant même de maitrîser parfaitement tous nos verbes irréguliers.

J'ai même eu droit à mon premier "fuck you" bien senti. Avé l'accent et tout. "Fok Ya !"

we love sounds

Dans un festival, j'attendais sagement qu'on me laisse rentrer dans une salle pleine, le temps que quelques personnes en sortent, pour créer de l'espace libre à l'intérieur. Jusque là rien de compliqué à comprendre au niveau de la procédure, et pourtant c'est là qu'un espèce d'arrière petit-fils de bagnard australien plein de VB m'a marché vertement sur les pieds pour passer devant moi et entrer (devant le vigile outré qui l'a attrappé par le col.) Au passage m'a pourri mes Onitsuka Tiger neuves ce blaireau. "Fok ya !", donc.

Bref, c'est sorti tout seul, comme si j'avais du dire "enculééé" en voiture. J'étais contente.

Pardon maman si tu lis ça, mais c'est signe d'une vraie progression linguistique, tu sais.

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mercredi 11 juin 2008

Des saisons : ce qu'il faut savoir

binnie dit :
je vais enchainer 3 hivers en 2008
binnie dit :
tsé
binnie dit :
ET CA
binnie dit :
c est un peu FORT

Vous avez envoyé un wizz.

binnie dit :
JANVIER 2008 : HIVER
Patrick dit :
3 hivers?? attends comment ça
binnie dit :
JUIN 2008 : HIVER
binnie dit :
DECEMBRE 2008 HIVER
Patrick dit :
quoi en juin c'est l'hiver??
binnie dit :
JUIN 2008 = HIVER AUSTRAL
binnie dit :
ET OUI C POUR CA QUE JE ME BAIGNE PAS MONSIEUR
Patrick dit :
putain d'antipodes
Patrick dit :
hahAHAHAHHAHAahhAha

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lundi 2 juin 2008

Cairns et le tropical north Queensland

À Cairns, les enseignes sont sous-titrées dans plusieurs langues asiatiques, et les guides de plongée parlent coréens. Dans certains magasins, les produits ne sont même pas étiquetés en anglais. Beaucoup d’asiatiques en vacances, et d’autres venus pour travailler.

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Beaucoup d’aborigènes aussi. Tout comme à Sydney, en les voyant vivre, on a bien mal pour eux. A deux rues d’ici il y a la Croix Rouge, et souvent, juste devant il y en a un qui n’a pas de pieds. Celui-ci est particulièrement malchanceux, mais d’une manière générale, en Australie les aborigènes sont quand même bien mal en point : alcoolisme, maladie, manque d’instruction, chômage et pauvreté font de ravages chez ce peuple a qui l’on a arraché ses terres dans une violence et brutalité inouïe, à « l’américaine », quoi. Basiques massacres, battues géantes, mais aussi empoisonnements, incarcérations, isolement…

Bref, tous les moyens étaient bons pour ne pas cohabiter avec les autochtones en présence, le but c’était de les décimer, ou à défaut, les marginaliser au maximum.

En 1976, les aborigènes ont cessé d’être considérés comme faisant partie de la faune australienne, au même titre que les wombats et les kangourous.

Tout ça pour dire que tout n’a pas été facile pour eux depuis que Cook a débarqué avec ses gros souliers, et qu’encore aujourd’hui, on sent bien à quel point ils ont morflé.

Si beaucoup d’australiens semblent évidement regretter ce passé plus que dramatique, le gouvernement vient à peine de présenter des excuses, et commence à réfléchir à une suite un peu plus gaie pour tout le monde. Mais dans les hautes sphères, si la volonté de réparer est là, personne ne semble encore bien d’accord sur les actions à adopter.

En attendant qu’ils se décident, à Sydney, tous les petits australiens ont les dents bien blanches, vont à l’université le jour et dans des clubs bien cosy et dorés la nuit. Et dans les dans les rues de Cairns, les aborigènes n’ont pas de pieds.

Il y a quand même d’autres choses à raconter sur Cairns tout de même. Le truc le plus facile à faire ici : manger des sushis et se faire faire un massage thaï par une vraie thaï, puisqu’on a un pied en Asie, et l’autre chez la reine d’Angleterre. Le truc le plus difficile ? Y en a pas. Eviter les piqûres de moustiques géants, à la limite.

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Des touristes japonais par centaines font le voyage à Kuranda Village pour la journée. Tokyo Cairns, huit heures de vol, pick-up à l’aéroport, transfert massif en car vers la ville, scenic railway, on prend trois photo du village, on écoute un aborigène jouer du didgeridoo, on cours après un Ulysses Butterfly avec son Nikon D40, on claque 80 000 yens dans les boutiques pour acheter de l’art indigène fabriqué en Chine, on se tape un bon steak de crocodile et un tempura de kangourou, petit bushwalk pour digérer, et hop, dans le car, puis l’avion, et retour dans la capitale nippone pile 24 heures après le départ.
Impressive business n’est ce pas ? Faut dire, entre Tokyo et la Cote Est de l’Australie, y a pas de décalage horaire, donc on peut se permettre de faire ce genre de trucs (quand on est japonais.)

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En vérité, à la fin de l’automne austral, il ne fait pas si chaud que ça au dessus du Tropique du Capricorne. Ca ne nous empêche quand même pas de nager dans la piscine lagoonée et de brunir de la tête aux pieds des que deux rayons se pointent sous les gros nuages gris tropicaux.

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Demain, Green Island et la Grande Barrière de Corail… et jeudi, back to Sydney, avec Fabrice qui arrive de Hong-Kong, et aussi parce que c’est quand même un peu le bled maintenant, avec nos chers homies, le Cross, le Sports Bar, le Havana, L’Empire, le Tropicana Café, la Plantation, Sushi Hero, Kinokuniya, et tout, et tout, et tout !

Home, here we come !!!

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lundi 26 mai 2008

Entre A et B...



700 km, et on ne reconnait même pas le coin de la côte ou ça se trouve.

Voila pourquoi, en Australie, on prend l'avion : ce pays est beaucoup trop grand pour être parcouru par la route.

Mais prenez l'avion aussi parce que le bus, c'est mal, ça tue des wallabies - merci Patrick pour le lien, fameux.)

Non je râle pas, c'était chouette, le bus.

J'ai lu un peu, et puis j'ai dormi aussi paisiblement qu'un possum à qui on mettrait des phares dans la gueule toutes les trois minutes.

Départ Airlie Beach : 20h le samedi, arrivée à Cairns 6h30 du matin le dimanche.

Il est minuit, je suis décalquée, mais j'avoue qu'observer la Croix du Sud en roulant depuis le bush, c'était priceless.

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dimanche 25 mai 2008

Summertime (mouaaais...)

Le bateau que l’on a finalement choisi pour naviguer dans les Whitsundays est le Summertime, un voilier de 70 ans qui était autrefois utilisé pour pêcher.

Détail australien : comme tous les bateaux de croisière ici, c’est un bateau BYO – Bring Your Own (alcohol.) Mais à une seule condition, pas de verre à bord : que des canettes, ou du plastique – pas grave, on pourra lui trouver toutes les circonstances atténuantes possibles : le vin aussie reste dégueulasse.

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On est resté trois jours sur le bateau : le premier jour il a fait moyen beau, et le reste du temps nous avons eu de la pluie. Murphy ? Etant partie avec des fringues taggées « beach culture » (et pas du tout avec un ciré et des bottes), je me suis donc gelé le cul les deux tiers du temps. Sweeeet.

Depuis le Summertime, on peut faire du sea-kayaking, du snorkelling, et du scuba-diving, pour ceux qui n’ont pas peur. On peut voir tout plein de trucs sous l'eau :

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Il y a aussi un spa chauffé sur le pont - très bonne idée ça.

Moi je suis partie en voulant tout faire, avec ma grande gueule (ah ah ah.) Et en fait j’ai fait que du spa, et de la plage.

Les raisons, mon grand courage face aux éléments : on a eu deux jours de pluie sur trois, donc froid, donc pas des masses envie de me baigner, et en plus j’ai peur dans la mer quand c’est profond, et si ya pas de soleil, alors c'est pire.

Alors, pour ceux qui voudraient essayer de me rassurer et y aller de leur couplet sur les méfaits de Spielberg ou le régime alimentaire light des requins du Queensland ; ce n’est pas de la faune que j’ai peur, ni même de me noyer.

C’est juste que je suis victime d’une peur inexplicable, une sorte de vertige ou d'angoisse qui arrive dans les « open waters » et qui fait que je deviens assez nerveuse et ne veux absolument pas continuer à être dans l’eau (ou sous l’eau) pour peu qu’il y ait plus de trois mètres de fond. Avec ça j'ai réussi qu'une fois à me ballader sans peur en eaux "profondes" et c'était à Phi Phi, y avait 5 metres et je voyais le sable en bas comme je vois le fond de ma picsine.

Pas de bol, parce que y a que dans la mer comme ça que je peux être mal à l’aise sans raison tangible. Dans les ascenseurs etc : R.A.S, je suis de ceux qui raconte des blagues pendant qu’on passe les étages « tu connais le nombre de personnes qui perdent un membre chaque année en sortant d’un ascenseur ? ». À choisir, j’aurais préféré avoir peur dans les ascenseurs plutôt que dans la mer. Quoi que ? C’est quand même cool de faire des blagues dans l’ascenseur.

Mais c'est pas tout ! En plus d’être une peureuse dans l’eau, sur un bateau, je suis vraiment la meuf à gifler ou à pendre par les pieds à un mat.

Dans le désordre : je n’ai aucun équilibre, je manque de me casser la gueule dès que le pont est mouillé et qu’il y a deux vagues, je me cogne partout (plusieurs fois et aux mêmes endroits), je ne dors pas de la nuit si ça bouge trop, et quand j’ai enfin réussi a trouver 6 minutes de sommeil entre 6h54 et 7h, on me réveille (de force) pour me faire apercevoir une tortue de mer, et ça ne m’émeut même pas car je suis trop grognon et je fais la gueule en redemandant du café, et là, le skipper (pourtant fan d'heavy metal !) ne choisit rien d’autre que de nous passer du dub alors que son iPod comporte 14.000 mp3. Tout ça pendant que la pluie commence à tomber – à cet instant précis j’avais vraiment envie de pleurer mais je me suis retenue grave.

Pour courronner le tout dans le style boulet : même sur la plage où je suis d’habitude plutôt dans mon élément, j’ai réussi a m’écorcher sous le pied avec du corail mort – pour la bonne et simple raison que la plage EST en corail mort, mais je l’ai vu trop tard, souvenez vous que je n’ai pas dormi. J’ai raté l’iguane que tout le monde a vu pendant un bushwalk, et je n’ai pas mangé de fourmi verte non pas par dégoût, mais par pur désintérêt. Voila, je n’ai servi à rien, je suis définitivement une fille de la plage, qui peut, au mieux, faire du body-board dix minutes d’affilée si elle est super en forme : maintenant je le saurais, même si ça ne m'empéchera pas de réssayer.

Si sur un bateau il vaut mieux me balancer à l’eau pour éviter une catastrophe à bord, je suis assez contente de m’être promenée sur Whitehaven Beach :

A Top 50 (31)
Into the White

A Top 50 (38)
White french touch

Day 1a Whithaven Beach 101
Dead Starfish

Cette longue marbrure bleue et blanche qui s’enfonce dans Whitsunday Island sur plusieurs kilomètres fait partie d’un parc national. Très joli, il m'a rarement été donné d'observer plus sensuel paysage que celui-ci. Le sable de Whitehaven est en pur silica, ce qui fait que certaines américaines se brossent les dents avec parce qu'on leur a dit que c'était cool pour nettoyer leurs bijoux (ah ah.)



Vu la blancheur du sable et le degré de réverbération, inutile de se ballader sur la plage sans lunettes de soleil : en marchant, parfois, on se croirait presque à la Cluzac. Heureusement que l’île entière est protégée car l’on imagine aisément le genre de massacre bétonné que pourrait donner l’exploitation de cet endroit par les promoteurs.

Dans les petits lagons formés entre deux bancs de sable on peut observer des bébés stinger ray (stinger car elles ont un éperon) et des myriades de petits crabes au corp bleu qui devient blanc une fois le crabe mort, comme s'il était dépourvu de sa magie. Très impressionnant les crabes, ils ont une sacrée technologie pour s'enfoncer en deux twist dans le sable, et des les voir tous courrir dans la même direction, ça faisait très ... mini Starship Troopers, heureusement qu’ils n’étaient pas agressifs.

Ah bah oui, je suis meilleure en naturaliste-paysagiste qu’en matelote, c’est comme ça, puis je vous rappelle que si vous êtes pas contents, vous pouvez toujours aller lire le blog d’Eric Tabarly (ah bah non, en fait vous pouvez pas, ah ah.)

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lundi 19 mai 2008

Le tropique du Capricorne coupe Airlie Beach en deux (ou presque.)

Airlie Beach, -20.2675°, 148.716944°.

Le temps n’a pas trop de prise dans cette petite ville balnéaire du Queensland, et c’est étrange de se trouver ici après l’agitation nocturne de Kings Cross et Oxford Street




Les fameux panneaux des plages du Queensland

Pas à me plaindre, cela dit : il fait 25° et je me baigne dès 9 a.m. Je passe mon temps à lire, nager, bronzer, cuisiner, télécharger des mp3 pour MixMeister (mes platines me manquent...) et me demander quelle formule je vais choisir pour aller snorkler la Grande Barrière de corail : plutôt pétasse malibu ananas sur un voilier de 30 mètres, ou plutôt suicidal tendancies, version nage sous marine avec les requins (gentils requins.) Je sais pas trop encore, étant donné qu’ici le plus difficile pour un visiteur, c’est de choisir l’art et la manière de faire le tour de l’archipel des Whitsundays. Sans exagérer, il doit y avoir environ deux cent cruise-operators qui se partagent le joli gâteau tropical, de quoi filer le tournis à Flipper le Dauphin lui-même.

Cela dit, y a un voilier qui s’appelle le Super Raggamuffin. Alors, comme souvent l’esprit de contradiction suffit à motiver mes actes…

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jeudi 8 mai 2008

De la vérité vraie sur la nightlife de Sydney.

Si y a un truc que j’aurais bien fait dans les règles à Sydney, c’est sortir.

Faut avouer qu’ici je suis bien entourée pour ça, Seb joue tous les week-ends et les gens des orgas qui l’ont booké sont super avenants, comme s'ils étaient nos potes de dix ans.

Ils nous sortent partout ou ils vont, prennent bien soin de nous, et toutes les 5 minutes, ils vérifient qu’on s’amuse bien, et surtout, que l’on a toujours à boire.... ah ah. Anyway, à Sydney, connaissances sur place ou pas, il y a un truc comme 20 grosses soirées en ville chaque samedi, et 150 clubs. Des afters, des befores, des secret gigs, des beach-house parties, des club parties, des sunday parties, des afternoon parties...À tout moment, il y a quelque chose de spécial à faire pour rigoler, c’est vraiment LA ville qui ne dort jamais, et ou il se passe toujours quelque chose d’intéressant (comme par exemple, Air qui joue à l’Opéra house, GENRE. – non, on a pas eu de places, bien sûr - )

Les clubbers d’ici ne sont pas vraiment comme chez nous, ils sont bien plus barrés, même en début de soirée (tout heure confondue en fait.) Je dirais que dans le genre NO LIMIT, ils sont dans le top five, à l’aise. Et ça commence des les fringues, pour les filles c’est « à l’anglaise » puissance 10 : mini-shorts, mini-jupes, mini-robes, pompes vernies à talons de 15 cm, accessoires extravagants, décolletés sans fond, imprimés léopard, zèbre, poule, cerf et j’en passe (et euh, tous les animaux des bois et de la savane, en fait.)

Pour autant, l’attitude des meufs n’est pas spécialement aguicheuse, tout comme celle des garçons. Je dirais même qu’elle est plutôt bon enfant et je persiste à penser que les noctambules aussies sont dans l’ensemble plus gentils et plus simples que les français, recherchant l'amusement avant tout, puisque ici, je sors - forcément - sans mes potes, et que pour autant, je n’ai jamais ressenti aucun malaise, aucune solitude, aucun ennui : tout le monde est adorable, et les gens s’intéressent naturellement les uns aux autres, voila le cliché le plus vrai de l’Australie. Tu les a rencontré dans un club ? Aucune importance, ils se souviennent de ton visage, de ton prénom, de ce que tu fais dans la vie, de ce que tu leur a dis la semaine d’avant, et ils te font des blagues comme si tu les connaissait depuis des années, le tout sans arrière pensée, sans « intérêt », ni calculs, ils t’offrent tout le temps des verres. Ambiance le Manège Enchanté, donc – version basses saturées, ok.

Pour en revenir aux tenues, à Marseille, ce genre de fringues sur une fille lui laissent une espérance de vie d’une heure, et encore. Une heure en voiture, et en évitant les coins qui craignent, sinon, c’est vingt minutes : autant jouer à la marelle sur l’A7. Les mecs ne sont pas en reste niveau look, il n’y a pas de style de prédilection, c’est très changeant, mais toujours très poussé et travaillé dans les détails (si c’est goth, ça sera vraiment GOTH, tu vois.) Bref, c’est un peu indescriptible, le défilé, en quelque sorte.

Le mieux c’est que je vous mette direct des photos de chez Trashbags (Trashbags : les garçons derrière "the best parties in Sydney and in Australia")




















Plus d'infos et plus de photos :

http://www.trashbags.net.au/


Un bon schéma vaut mieux qu’une explication compliquée.

Donc pour ça c’est chouette, tout le monde s’amuse à s’habiller de façon super originale, et personne ne se mate en biais, personne ne fait de réflexions « waaah mate la teupue / oh les collants résille troués / oh non mais la gueule des pompes / oh mais la grosse truie quoi / oh le rouge a lèvre de salope » : tout ça n’existe pas ici, et du coup tout le monde se lâche sur le look, ce qui est quand même super agréable quand on va faire la fête dehors et qu’on a pas envie de ressembler à son propre clone chiant du lundi matin en mode bureau-école. Souvent, ils font des soirées déguisées, et là c’est carnage, le cirque, vraiment très bon à voir, ils se donnent vraiment du mal pour être marrants.

Après, il y a un certain enthousiasme rapport à la musique, quelque chose de réellement plus marqué qu’en Europe dans les clubs, d'une manière générale, il me semble que les gens s’intéressent beaucoup plus aux artistes. S’ils sortent pour aller écouter jouer quelqu’un, ils savent de qui il s’agit, ils se sont briefés avant, ils ont gravé un CD pour la voiture, ils ont essoré le myspace, ils ont lu les blogs spécialisés (ils sont tous fans de Hianta des fluokids). Ils vont même jusqu’à connaître les ragots de la scène élèctro parisienne, même s’ils prononcent Yelle « Yélé » (trop cute !) et qu’ils te demandent d’expliquer ce qu’elle raconte exactement sur « À cause des garçons ». Ils savent tous trop bien danser, même les filles en petites sandales connaissent des pas de Melbourne Shuffle.

Ils sourient tous, tout le temps, ont une attitude sympathique, ouverte, et ça, c’est vraiment agréable. Il y a un respect des artistes, aussi. Par exemple, s'ils veulent communiquer avec le DJ, les danseurs écrivent des petits mots mignons sur leur téléphone portable et lui montrent l'écran, ne serait-ce que pour le remercier, par exemple. Ils ne se jettent pas sur lui en gueulant des conneries du style « t’as pas du UB40 ? ». De toutes façons, ici, les gens n'écoutent pas UB40.

Au chapitre folklore local : les australiens boivent, ça n’est un secret pour personne. Oui mais voila, je ne m’attendais quand même pas à ça : ils boivent vraiment beaucoup, beaucoup (trop, trop.)

Déja, tous les verres sont plus gros, ça aide, la contenance est multipliée par 1.3 ; ça n’aide pas à moins consommer. Ensuite, tout coûte moins cher, une vodka au Rex ça vous coûtera 10 €, ici, c’est 8 $, donc 5 €. Et eux, ils n’arrêtent jamais, un verre en chasse un autre, tout le temps. Ils ont des cocktails super étranges et violents, comme la Jagger Bomb : on rempli un verre de Redbull, et un shooter de Jägermeister (sorte de gin brun dégueulasse d’ici). On lâche le shooter de Jägermeister dans le verre de Redbull, et on boit cul-sec pendant que l’alcool du shooter monte et se répand au dessus, dans le verre de Redbull : assez spectaculaire à voir faire - je n’ai pas osé essayé tellement on m’a assuré que c’était dégueulasse, et que de toutes façons je vomirais. En tout cas, ça plait beaucoup aux filles de 17 ans.

Ils ne sont pas avares sur la quantité, boivent tout le temps dans de trèèès grand verres, l’équivalent de six shooters d’alcools forts mélangés avec des softs bien sucrés et sirupeux… Ils commandent ça à la même fréquence que des verres « normaux ». Ils mélangent tout, ils n’ont peur de rien, c’est culturel. Des filles passent prendre des bouteilles de blanc entières au bar pour se balader avec dans le club, et elles les finissent tranquillement toute seule sans accuser le coup. Youpi.

Faisant abstraction de tout ce qui touche à la musique, mes moments préférés quand je sors sont les conversations badines entre la soirée et l’after, car c’est vraiment là qu’on rigole le plus :

- What is the worst thing you can say about someone in english ?
- I would say it’s “Cunt”. Or “Prick”.
- I’ve ever heard “Cunt”, I can picture it, but I don’t know “Prick” very much. What does that mean, exactly ?
- Well, it’s like a “Dickhead”, but it’s actually it’s realy worse. And how do you say « I’m fucked up » in french ?
- Hmm, I think you can say “Je suis défoncé”, that’s the common term for that.
- And how do you say “I’ve cut my friend with a glass” ?
- Hey you did that ? You psycho !
- No! No I didn’t, I just want to know how you say that in french.
- Ok well it’s “J’ai coupé mon ami avec du verre”, but anyway you freaked me out man, look it’s early morning, we are drunk, and I think next time you may ask something less weird.
- Ok. So how do you say “My favourite animal is the elephant” ?
- You have to say : “Mon animal préféré est l’éléphant”. (laughs)
- Wow. That’s fucking hard. (laughs)
- That’s it.


Vous vous en doutez : pour le reste des toxiques, c’est pire que chez nous, la foire d'empoigne, carrément le carnaval en panavision projeté sur écran géant. Pas de limites d’âge ni de dosage, les prescriptions du week-end sont effrayantes : pills, coke, kétamine, amphés, painkillers et autres médicaments... le tout sur un base "régulière". et encore je passe sur les trucs exotiques ... On se croirait presque au teknival de Marigny un dimanche midi, mais dans la version redbull/ecstas, ou champagne et coke (j’exagère tout de même beaucoup pour la comparaison avec le teknival, mais c'est pour situer l'ambiance.)

Niveau timing alloué à la fête : quand ils sortent le samedi, à priori ils sont déjà sortis le vendredi, et en plus, ils remettent ça le dimanche. Entre chaque soirée ils ont mis des afters et aussi des apéros : il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud. Mais ils n’ont pas cours avant mardi matin, alors ça va, parce qu’ils n’avaient pas spécialement envie de se coucher avant lundi soir, tu vois. Santé.

Tout ça ne les empêche pas d’être de futurs avocats, ou de finir leur business-school tranquille, et souvent d’avoir un petit boulot à coté.

Personnellement je ne sais pas comment ils font : je pense que c’est le fait de vivre la tête en bas : le sang circule plus vite :)

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lundi 21 avril 2008

Installés à Sydney

Nous voici posés pour un mois à Sydney, dans un tout trop petit apparte du centre, ou nous allons rester jusqu'au milieu de l'automne austral (mi-mai.) Après ça direction le nord du Queensland, parce que la pluie, au bout d'une semaine non stop, ça perd quelque peu de son charme.

Sydney figurant dans les villes les plus chères du monde niveau logement, l'apparte, bien que minuscule, nous coûte un bras, je n'aurais pas imaginé payer un "placard" aussi cher (c'est exactement deux fois pire que dans Paris, genre.) Heureusement, il est bien équipé (même si nous n'avons pas de LCD+DVD > 32", ce qui est abusé), et situé dans un bon quartier. En fait, on ne peut pas vraiment dire qu’il existe de "mauvais quartier" à Sydney (surtout quand on arrive de Marseille, ah ah.)

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Chez nous

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Darling Point

Disons que Darling Point est un quartier sans trop de bordel dans la rue, ou d’effluves de vomi, très différent de Kings Cross sur ce point.


Clique sur l'image !

Chose non négligeable, on peut y dormir la nuit, luxe qui jusqu'ici ne nous avait pas été offert, ou alors, juste entre deux kicks de techno (ça ne fait pas un cycle de sommeil, j'vous jure, même si c'est de la psytrance loungy.)

Petit bonus, un WiFi ouvert, gratuit, pas trop capricieux, et même performant :



Alors sinon pour les généreux qui veulent nous envoyer du roquefort, ou bien du foie gras, ou même un confit de canard, notre adresse c'est :

Sebastien & Sabrina
6 / 15A Mona Road
Darling Point
Sydney NSW 2027
Australia

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mercredi 16 avril 2008

Tasmanian devils fighting for food

Je pensais qu'il était de mon devoir de poster cette vidéo : d'une part pour vous montrer comment se charclent les Diables de Tasmanie quand on leur donne un bout de wallaby, et d'autre part pour inaugurer la nouvelle fonctionnaltié de Flickr (upload de vidéos, donc.)





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lundi 14 avril 2008

Back in town

Ce n’est pas qu’on n’aime pas le bush … Mais la « wilderness » et la simple life tasmanienne, ça va bien un moment, pour moi ensuite, c’est très vite la dépression, puis la mort cérébrale.

Nous voici donc de retour à Sydney – yeah ! - bien décidés à poser nos valises 2 ou 3 mois. Rapatriés sur le continent il y a une dizaine de jours via l’avion JetStar que nous commençons à bien connaître (le bus c'est chiant et les lowcosts d’ici sont moins ghettos qu'Easyjet et Ryanair), nous avons pu apprécier pendant une semaine la douceur de la vie à Melbourne.

La première chose que j’ai faite là-bas, c’était m’acheter une veste pour la porter le jour même sur un festival, parce que j’étais en hypothermie - j'avais commis l'erreur de sortir en pull. Dans la continuité de cette belle journée, on s’est pris un vent à déboiser les cerfs, puis un peu de pluie de type crachin breton, le tout suivi d'un soleil de plomb, et deux minutes plus tard, c’était la nuit noire (et après j’ai vu les Smashing Pumpkins.)

Melbourne, la ville ou une journée peut contenir les quatre saisons, dit-on.

Vous trouvez ça poétique ? Ca l’est, mais niveau fringues, il faut être magicien (ou clown, ah ah.)

Ensuite, quand vous êtes habitué à jongler de pull en tongs, vous pouvez vous poser et admirer le paysage :

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St Kilda beach promenade, so Venice Beach

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Luna park, sur le front de mer

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Le groovy tramway jaune

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Les mini-rues bouillonnantes de la City

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Federation Square et ses bâtiments futuristes

À Melbourne, vous rencontrerez de gros cas de conscience niveau shopping. Désemparée, vous regarderez les tarifs d’expédition de colis vers l'Europe : version éco, ça coûte quarante dollars les deux kilos en cargo via SeaMail, avec livraison chez vous dans plusieurs mois (ou pas, ahah.) Vous rachetez donc un sac pour y ranger vos trésors (et vous démonter l’épaule dans les transports.)

À Melbourne, vous pouvez aussi faire claquer une machine à sous à 5 cents au casino, empocher tranquillement 130$ et danser autour de votre tabouret pendant que tous les vieux autour blêmissent. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Les quais de la Yarra River la nuit

Enfin à Melbourne, vous vous retrouvez hébétée dans une librairie toute simple comme il n’en existe pas chez nous, et dans laquelle vous pourrez fouiller des heures pour trouver un livre magique (elle en contient forcément plusieurs.)

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Tronche de Coon

Alors puisque nous avons parlé de la Vegemite, je me dois de vous parler ici d'un autre haut-met de la gastronomie Australienne, lui aussi owné par KRAFT-FOODS : le COON.



Le COON est LE fromage universel australien.

Pour résumer la situation de variété fromagère ici, c'est un peu comme si nous étions en 1984 dans une réalité alternative ultra-pessimiste et qu'il ne restait plus qu'un seul cheddar disponible à la vente, une sorte de nov-fromage : le COON. Il est tellement populaire ici qu'il est même devenu un nom commun : "Passe moi le COON steuplé."

Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'il en existe de toutes sortes : Red COON, Pepper COON, Wasabi COON, COON Light, Vintage COON (vintage = 18 mois d'affinage, tsé) ... Les producteurs australiens (pas avares de marketing), vous présentent ça dans de mignons petits coffrets de dégustation, ambiance terroir, gastronomie locale quoi.

Comme vous pouvez vous en douter, au goût, le COON c'est juste comme du Babybel flavoured (imaginez un Babybel au wasabi, donc) à peine bon à manger en pique-nique avec du pain de mie et du jambon. Ahah.

Quelqu'un a du Roquefort :'( ?

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vendredi 11 avril 2008

Todo-list

Choses à faire en Australie, par ordre de difficulté :

- Jouer avec les kangourous sans se prendre une gifle
- Snorkler le Reef sans avoir peur d'éventuels requins
- Trekker Uluru (Ayer Rocks) sans brûler rouge partout
- Faire du fruit picking "au poid" dans les moustiques géants
- Ne pas paniquer devant une redback, ou un tiger snake.

... Et, enfin ... LE PLUS DIFFICILE !!!



- Manger une tartine de Vegemite(c)

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mercredi 2 avril 2008

Tales Of Girls, Boys and Marsupials

Depuis le 25 mars, je suis en Tasmanie et ici, c’est tranquillement le début de l’automne : hier, un ouragan qui fait la une des journaux ce matin a failli exploser la fenêtre de notre chambre entre 3 et 4 heures du matin.

Autant vous dire que le bikini est relégué au fin fond de la valise.

Si l’Australie est le bout du monde … Imaginez un peu ce que vous pouvez ressentir ici : sur une île située a l’extrême sud-ouest d’une île continentale déjà éloignée du reste du monde (quand vous regardez la météo le soir, autour de votre pays, il n’y a que du bleu, et ça, je peux vous dire que ça fait drôle.)

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Là, je suis dans un Starbucks à Hobart, et je mange un « butter croissant ». J’aime cette habitude qu’on les gens dans les pays anglo-saxons : prendre leur breakfast dehors, ce que nous nous ne faisons absolument pas (en tout cas à Marseille ; le peu de personnes que l’on rencontre dans les bistrots de bon matin sont tout bonnement des alcooliques notoires qui s’attaquent au Pastis dès 9h du mat’, ou de jeunes noctambules n'ayant pas trouvé d'after interessante... haem.)

J’aime bien commander des butter croissants en Australie, parce que ça me permet de frimer en prononçant une fois de temps en temps un mot de façon super juste, avec un accent français parfait : croi-ssant. Oui je sais, c’est nul mais il faut savoir se ménager des petits homeys moments comme ça. Et puis le reste du temps j’ai l’air retarded avec mon accent de fraussie.

Même s’il fait bien plus froid qu’à Sydney, il ne faut pas oublier sa crème solaire, puisqu’il parait que nous sommes tout près du trou de la couche d’ozone (le fameux.) De fait, les rayons ont de quoi faire mal, et je m’y connais, n’est-ce pas. Ah ah.

Marquée par un passé historique plutôt malpropre, Hobart n’en reste pas moins une ville choupie. Conceptuellement, il me semble qu’elle serait un peu à l’Australie ce que Honfleur est à la France, un petit rade breton mignon, en plus gros.

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Visuellement, nous sommes à la croisée entre un port, une ville américaine moyenne de celles qui se ressemblent toutes avec leurs motels et leurs stations Caltex, une station de ski, et une bourgade aux accents victoriens avec des buildings à l’architecture magnifique … Un mélange super étrange, en définitive, mais vraiment pas désagréable.


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En tout cas : c’est ici que j’ai mangé les meilleur makis de ma vie, dans le port de Hobart. Il faut dire, ici, les japonais sont de vrais japonais, de ceux qui ont supporté leur équipe aux JO de Sydney en 2000.

Dans le quartier de Salamanca place adjacent au port, on sent qu’il a fallu construire vite ; le raffinement architectural a laissé place à l’efficacité.

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Pourtant, le quartier a beaucoup de charme. Juste au dessus, Battery point émerveille avec ses cottages dépareillés qui donnent dans tous les styles, et forment un gros patchwork architectural.

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L’intérêt de la Tasmanie, ce sont quand même ses grands espaces et sa wildlife, ici, une grande partie du territoire est classée au patrimoine mondial. Du coup, pour découvrir l’île, nous sommes partis faire un roadtrip d’une semaine, je ne vais pas tout détailler, mais plutôt mettre des photos commentées, car je sais que vous aimez ça.

Ferry jusqu'à Bruny Island (une très belle île du sud ouest de la Tasmanie, qui fait le bonheur de ses gras corbeaux grâce à ses nombreux roadkills) :

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Nous avons visité un centre de conservation du diable de Tasmanie :

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C'est une bête assez mignonne en fait, souvent photographiée avec la gueule ouverte pour paraitre effrayante. J'en ai porté un dans mes bras, c'est pas méchant du tout. Il est impressionant de les voir se disputer un morceau de wallaby lors de leur repas, et on saisi immédiatement le coté super turbulent et comique de l'animal qui à inspiré le papa du personnage de dessin-animé Taz.

Les diables étant menacés par une maladie qui les rend diformes et les tuent, les vétos de Tasmanie se donnent du mal en capturant les diables malades pour les mettre en quarantaine et les soigner, afin qu'ils ne contaminent pas les diables sains ...

Il y a tout un travail ici autour de cette animal. Il est over-marketé sur l'île, certaines marques d'eau minérales vont même jusqu'à sponsoriser les soins qu'on lui apporte.

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Freycinet National Park et Wineglass bay : trois bonnes heures de marche dans montagne (revigorant !) pour arriver à un arc parfait et des eaux cristalines, une plage classée dans le top ten mondial par je ne sais plus quel magazine.

Mes photos n'étant pas les plus belles (il faisait un temps spécial et je n'ai qu'un bridge Lumix :p) ... Je me permets de placer ce lien plus saisissant.

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Wineglass Bay

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Mole Creek Caves & Wildlife Park :

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Arc-en-ciel dans la vallée

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Les grottes aux alentours de Mole Creek : King Solomon’s Caves et Marakoopa Cave.

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Sophia, le bébé wombat attraction qui a bien failli être un roadkill, a été recueillie par les vétos du parc de Mole Creek.

Au quatrième jour de notre périple, nous voilâmes donc arrivés à l’endroit le plus important de ce voyage insulaire, Narawntapu National Park.

Et ceux qui connaissent mes pathologies concernant les animaux kawaii devinent bien pourquoi ceci est important, n’est-ce pas ?

Narawntapu est une vaste plaine arborée bordant le détroit de Bass et la Tamar river. Les wombats y sont nombreux, nous n’avons pas eu de mal à les trouver. Seb les as vus en premier, moi, je ne pensais pas que ce petit truc noir au milieu de nulle part serait un wombat, mais plutôt un gros caillou, ou une touffe d’herbe brune.

En me rapprochant, quelle ne fut pas ma surprise !

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Il a quand même fallu prendre trois avions pour en arriver là !

Les wombats sont vraiment des animaux trop mignons, ça on le savait, mais ne plus ils sont assez comiques à voir faire dans leur habitat naturel. Ni trop craintifs, ni trop farouches, mais pas spécialement copains avec les humains non plus, une session de jeu avec eux peut se révéler assez divertissante.



Si vous approchez un wombat qui ne fait rien de spécial, il va avoir tendance à s’éloigner de vous gentiment, puis, si vous tentez de l’approcher un peu plus, il va chercher à se réfugier dans le terrier le plus proche. Simplement, si le terrier en question est en travaux, ça donne un wombat qui essaie de se cacher dans un trou trop court pour lui et dont les fesses dépassent du trou ; rire assuré. Encore plus drôle quand ce dernier fait le choix difficile de reculer en marche arrière pour sortir de son trou, afin d’aller se planquer dans le terrier d’à coté qu’il sait plus long et donc plus sûr. Le tout devant son envahisseur, resté là, à deux metres, témoin de la scène... Heureusement que je ne suis pas un féroce prédateur, donc (et le wombat n’a pas de prédateur ; sinon, vu les techniques de fuite et camouflage qu’il emploie pour se sauver d’un éventuel danger … on serait mal.)

Les terriers de wombats sont assez impressionnants, certains font penser à des maisons de hobbits :

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Cela dissuade un peu les amateurs d’en avoir un dans leur jardin …

J’ai tout de même pu approcher l’un d’entre eux qui était entrain de farfouiller, pour manger des racines il me semble. Lorsqu’il mange, le wombat est occupé à gratter la terre, et vu qu’il est concentré à la tâche, il est prêt à accepter votre présence, même si au début il vous sanctionnera d’un petit grognement assez drôle, pour vous montrer qu’il n’est pas tellement d’accord sur le fait que vous restiez là à l’observer.

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Nous avons passé environ une bonne heure et demi à jouer avec à peu près la totalité des wombats éparpillés sur la plaine, ainsi qu’avec les kangourous et les wallabies qui étaient aussi dans le coin.

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Je précise pour certains de nos amis qui pourraient émettre un sentiment d’inquiétude à l’égard des animaux photographiés qu’aucun d’entre eux n’a été mal traité pendant cette séance d’amusement...

Et bientôt, direction Melbourne !

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mercredi 26 mars 2008

Travailler en Australie ?

Il ya deux jours, à Bondi Junction je rentre dans un joli Surf Shop, style Roxy Store. Appatée par les prix des soldes de fin d'été mutipliés par le cours du dollar, je demande à essayer une paire de babies trop mignonnes à un jeune vendeur qui a, à n’en pas douter, juste une pure tête de surfeur aussie.

Au bout de quelques phrases échangées en anglais, il me demande si je suis française (c’est certainement mon accent mancunien qui a du le mettre sur la voie), et nous poursuivons la conversation dans notre langue natale ; quand je lui annonce que je suis de Marseille, il me dit qu’il est à la fac d’Aix en Provence… Bim-bam, small world effect, normal.

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Je lui demande s’il a été difficile pour lui de trouver du travail, il m’explique qu’en fait, le jour ou il a décidé de se mettre à bosser après avoir baladé un peu et trouvé son apparte, il a imprimé quelques CV, et, entre autres, en a distribué un ici. Le premier matin.

Et une heure plus tard la manager du magasin le rappelait pour lui faire faire une journée d’essai.

Il m’a aussi dit qu’il parlait pas super bien anglais et que si ça n’était pas gênant pour vendre des fringues, ça l’était déjà plus pour gérer les termes technique pendant une vente de planche de surf par exemple. Cela dit, on ne lui en tient absolument pas rigueur. Même qu'ici, on est content d'employer des français.
Plutôt cool non ?

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dimanche 23 mars 2008

Sydney, premières impressions

À Sydney depuis le 18 mars 14h.

Comme prévu, les habitants de la Kanga House où nous logeons depuis notre arrivée ont l’air de passer le plus clair de leur temps à fumer des pétards sur la terrasse en écoutant du mauvais hip-hop, du reggae, et de la pop 80’s (oui.)

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On le savait déjà, que ça serait comme ça (sauf pour Kool and The Gang), mais nous n’avons pas cherché à l’éviter, au contraire : le but était de connaître l’ambiance backpacker hippie dégueu de Kings Cross avant de partir faire le tour de l’Australie, because c’est comme une sorte de bizutage quand tu descend de l’avion et que tu restes pour longtemps.

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En quelques mots, Sydney : gigantique, détendue, et cosmopolite à mort. Une variété de masse qui fait du bien ; en terme de population, la ville est aujourd’hui quasi plus asiatique qu’aussie. L’architecture victorienne y côtoie les buildings d’affaires (comme à NYC, en moins haut, toutefois) et les shopping centers tokyoïsants ont investis d’anciennes bâtisses industrielles.


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Fait marquant : les sydneysiders tirent 1000 fois moins la gueule que les parisiens (i love rien) dans la rue, il n’est pas rare de croiser des gens souriants !

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mardi 5 février 2008

Wombat is born !

Take the wombat tour ! (soon.)

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