The Great Barrier Reef & Green Island
Lundi 2 juin on prend le bateau pour Green Island et puis la Grande Barrière de corail.
Sur le bateau y avait 95% de japonais. Du coup y avait un groupe de J-Pop nommé PARASAIL qui essayait de leur vendre des activités à 10.000 yens. Et comme le bateau était blindé de gros pervs tokyoïtes, elles y arrivaient super bien.

Haem. Ton collégial : La Grande Barrière de Corail est le plus grand système de coraux du monde, de l’univers bla bla. C’est une des sept merveilles du monde. On la voit depuis l’espace, ce qui est normal puisqu’elle mesure 2600 km. C’est quand même la muraille de Chine qui gagne (6700 km.) Bon voilà ici c'est pas non plus le cours de sciences donc pour plus d'infos il y a wikipedia quoi.
Green Island émerge au milieu d’un reef, c’est une île de rainforest de 300 mètres de long pleine d’oiseaux. Elle est coupée en deux : moitié resort cinq étoiles, moitié parc national.



A midi apres la promenade sur Green Island, quand on est arrivés à la grande barrière, « l’Outer Reef » comme ils disent ici, je me suis dis ça, en gros : « Oublie, c’est pas pour toi d’aller te promener là dedans. »

Marée haute, coraux immergés.

Marée moyenne

Marée basse, coraux émergeants
Après, je me suis mis un coup de pied au cul et je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’oublier d’avoir peur. Alors, j’ai fait à mon rythme… Je suis restée vingt bonnes minutes assise dans l’eau sur le ponton immergé au bord de la plateforme, avec mes palmes, mon masque et mon tuba relevés sur le nez.

Norman Reef vu d'avion.
Du coup j’ai eu le temps de revisiter tout les sens de l’expression « Se jeter à l’eau. » Souvent, je regarde sous l’eau, toujours assise, en essayant de dégager du positif entre ma curiosité et ma peur. C’est plein de poissons, super calme … La grande barrière de corail, quand même, c’est pas le moment de faire la femme d’intérieur là. J’ai envie d’aller voir, mais ne suis toujours pas spécialement à l’aise à cause de la profondeur … peut-être 6-7 mètres.
Je regarde autour de moi et y a pas mal de monde, ça me rassure ça, et puis l’eau est assez claire, ce n’est pas non plus la Thaïlande mais on voit à 20 mètres devant soi. Je me lâche un peu du bord, nage deux brasses devant moi « pour voir » et je reviens sur le ponton en me disant que c’est peut-être pas insurmontable quand même, j’ai pas eu de montée d’adrénaline en me lâchant dans l’eau. Le maitre nageur me regarde en rigolant, de toute évidence il aime bien ma façon d’y aller étape par étape, toujours super pédagogue avec moi-même.
C’est là que le maori fish « Wally » de son prénom (le dominant du récif), un poisson aussi câlin qu’un gros chat, s’approche de moi avec plein de petits poissons bleus autour de lui.
Parenthèse sur Wally : Wally c’est lui. C’est un Napoleon Maori Wrasse. C’est une grosse star du reef, la mascotte du photographe. En plus d’être un gentil poisson joueur et attachant, il lui permet de vendre plus de 350 photos par jour à tous les japonais du bateau, et à 22$ la jpeg, c’est un bon business, n’est ce pas ?
Une fois il a eu des emmerdes avec les triads de Hong-Kong et a bien failli finir en sushi : heureusement il a été remis en liberté sur son corail, à Norman Reef, avec ses amis (oooooh <3.) Y a même des blogs qui racontent ses exploits auprès des touristes asiats. Avec tout ça, je pense que Disney va bientôt s’occuper de son cas.
Donc Wally s’approche de moi, trop rigolo ce poisson, il doit mesurer un mètre de long, envie de jouer avec. Hop, je suis dans l’eau, je me tiens plus au ponton, pas de peur, pas d’angoisse, c’est même plutôt agréable, je touche Wally et il se laisse faire, envie de rire du coup, je suis entrain de câliner un gros poisson Maori, et c’est pas tous les jours que ça va arriver, ça.
Du coup je continues, nage quelques mètres, j’arrive aux début des coraux et je fais demi tour parce que je veux pas m’aventurer seule : je retourne chercher Seb pour aller plus loin.
Si contente d’avoir surmonté ma peur … Car du coup j’ai pu faire une grosse ballade dans le récif, jusqu’à la dernière balise à cinquante bons mètres du bateau (ça fera rire les bons plongeurs, mais c’est un réel exploit pour moi.)
C’est juste une autre planète là-dessous, ni plus ni moins : des massifs coralliens grands comme des petites maisons, des anémones grosses comme des montgolfières … Le tout dans un calme impossible à recréer en surface. C’est un peu comme de se promener dans une forêt vue d’en haut, quand on passe au dessus de toute cette vie sous-marine.
Des poissons en tous genre, et de toutes les tailles, des roses, des némos, des fluo fishs super bariolés, des bleus turquoise, des tout noirs… Toutes les couleurs et toutes les formes …Certains bougent vite comme des oiseaux, d’autres sont justes là, « posés ». Certains sont même inquiétants, longs et fins comme moitiés de serpents avec quelques nageoires sur le corps, mais droits comme des sabres, gris et immobiles entre deux eaux. Gentils en fait, mais avec une sale gueule, pas trop envie de s’approcher, un peu envie de s’en aller.
Plein d’images dans la tête encore de cette après-midi là.
Juste parfait, à refaire.
Libellés : animaux, grande barrière de corail, queensland


































