vendredi 6 juin 2008

The Great Barrier Reef & Green Island

Lundi 2 juin on prend le bateau pour Green Island et puis la Grande Barrière de corail.

Sur le bateau y avait 95% de japonais. Du coup y avait un groupe de J-Pop nommé PARASAIL qui essayait de leur vendre des activités à 10.000 yens. Et comme le bateau était blindé de gros pervs tokyoïtes, elles y arrivaient super bien.

parasail

Haem. Ton collégial : La Grande Barrière de Corail est le plus grand système de coraux du monde, de l’univers bla bla. C’est une des sept merveilles du monde. On la voit depuis l’espace, ce qui est normal puisqu’elle mesure 2600 km. C’est quand même la muraille de Chine qui gagne (6700 km.) Bon voilà ici c'est pas non plus le cours de sciences donc pour plus d'infos il y a wikipedia quoi.

Green Island émerge au milieu d’un reef, c’est une île de rainforest de 300 mètres de long pleine d’oiseaux. Elle est coupée en deux : moitié resort cinq étoiles, moitié parc national.

green beach

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green island beach

A midi apres la promenade sur Green Island, quand on est arrivés à la grande barrière, « l’Outer Reef » comme ils disent ici, je me suis dis ça, en gros : « Oublie, c’est pas pour toi d’aller te promener là dedans. »


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Marée haute, coraux immergés.

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Marée moyenne

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Marée basse, coraux émergeants

Après, je me suis mis un coup de pied au cul et je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’oublier d’avoir peur. Alors, j’ai fait à mon rythme… Je suis restée vingt bonnes minutes assise dans l’eau sur le ponton immergé au bord de la plateforme, avec mes palmes, mon masque et mon tuba relevés sur le nez.


Norman Reef vu d'avion.

Du coup j’ai eu le temps de revisiter tout les sens de l’expression « Se jeter à l’eau. » Souvent, je regarde sous l’eau, toujours assise, en essayant de dégager du positif entre ma curiosité et ma peur. C’est plein de poissons, super calme … La grande barrière de corail, quand même, c’est pas le moment de faire la femme d’intérieur là. J’ai envie d’aller voir, mais ne suis toujours pas spécialement à l’aise à cause de la profondeur … peut-être 6-7 mètres.

Je regarde autour de moi et y a pas mal de monde, ça me rassure ça, et puis l’eau est assez claire, ce n’est pas non plus la Thaïlande mais on voit à 20 mètres devant soi. Je me lâche un peu du bord, nage deux brasses devant moi « pour voir » et je reviens sur le ponton en me disant que c’est peut-être pas insurmontable quand même, j’ai pas eu de montée d’adrénaline en me lâchant dans l’eau. Le maitre nageur me regarde en rigolant, de toute évidence il aime bien ma façon d’y aller étape par étape, toujours super pédagogue avec moi-même.

C’est là que le maori fish « Wally » de son prénom (le dominant du récif), un poisson aussi câlin qu’un gros chat, s’approche de moi avec plein de petits poissons bleus autour de lui.

Parenthèse sur Wally : Wally c’est lui. C’est un Napoleon Maori Wrasse. C’est une grosse star du reef, la mascotte du photographe. En plus d’être un gentil poisson joueur et attachant, il lui permet de vendre plus de 350 photos par jour à tous les japonais du bateau, et à 22$ la jpeg, c’est un bon business, n’est ce pas ?
Une fois il a eu des emmerdes avec les triads de Hong-Kong et a bien failli finir en sushi : heureusement il a été remis en liberté sur son corail, à Norman Reef, avec ses amis (oooooh <3.) Y a même des blogs qui racontent ses exploits auprès des touristes asiats. Avec tout ça, je pense que Disney va bientôt s’occuper de son cas.

Donc Wally s’approche de moi, trop rigolo ce poisson, il doit mesurer un mètre de long, envie de jouer avec. Hop, je suis dans l’eau, je me tiens plus au ponton, pas de peur, pas d’angoisse, c’est même plutôt agréable, je touche Wally et il se laisse faire, envie de rire du coup, je suis entrain de câliner un gros poisson Maori, et c’est pas tous les jours que ça va arriver, ça.

Du coup je continues, nage quelques mètres, j’arrive aux début des coraux et je fais demi tour parce que je veux pas m’aventurer seule : je retourne chercher Seb pour aller plus loin.

Si contente d’avoir surmonté ma peur … Car du coup j’ai pu faire une grosse ballade dans le récif, jusqu’à la dernière balise à cinquante bons mètres du bateau (ça fera rire les bons plongeurs, mais c’est un réel exploit pour moi.)

C’est juste une autre planète là-dessous, ni plus ni moins : des massifs coralliens grands comme des petites maisons, des anémones grosses comme des montgolfières … Le tout dans un calme impossible à recréer en surface. C’est un peu comme de se promener dans une forêt vue d’en haut, quand on passe au dessus de toute cette vie sous-marine.

Des poissons en tous genre, et de toutes les tailles, des roses, des némos, des fluo fishs super bariolés, des bleus turquoise, des tout noirs… Toutes les couleurs et toutes les formes …Certains bougent vite comme des oiseaux, d’autres sont justes là, « posés ». Certains sont même inquiétants, longs et fins comme moitiés de serpents avec quelques nageoires sur le corps, mais droits comme des sabres, gris et immobiles entre deux eaux. Gentils en fait, mais avec une sale gueule, pas trop envie de s’approcher, un peu envie de s’en aller.

Plein d’images dans la tête encore de cette après-midi là.
Juste parfait, à refaire.

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dimanche 25 mai 2008

Summertime (mouaaais...)

Le bateau que l’on a finalement choisi pour naviguer dans les Whitsundays est le Summertime, un voilier de 70 ans qui était autrefois utilisé pour pêcher.

Détail australien : comme tous les bateaux de croisière ici, c’est un bateau BYO – Bring Your Own (alcohol.) Mais à une seule condition, pas de verre à bord : que des canettes, ou du plastique – pas grave, on pourra lui trouver toutes les circonstances atténuantes possibles : le vin aussie reste dégueulasse.

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On est resté trois jours sur le bateau : le premier jour il a fait moyen beau, et le reste du temps nous avons eu de la pluie. Murphy ? Etant partie avec des fringues taggées « beach culture » (et pas du tout avec un ciré et des bottes), je me suis donc gelé le cul les deux tiers du temps. Sweeeet.

Depuis le Summertime, on peut faire du sea-kayaking, du snorkelling, et du scuba-diving, pour ceux qui n’ont pas peur. On peut voir tout plein de trucs sous l'eau :

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Il y a aussi un spa chauffé sur le pont - très bonne idée ça.

Moi je suis partie en voulant tout faire, avec ma grande gueule (ah ah ah.) Et en fait j’ai fait que du spa, et de la plage.

Les raisons, mon grand courage face aux éléments : on a eu deux jours de pluie sur trois, donc froid, donc pas des masses envie de me baigner, et en plus j’ai peur dans la mer quand c’est profond, et si ya pas de soleil, alors c'est pire.

Alors, pour ceux qui voudraient essayer de me rassurer et y aller de leur couplet sur les méfaits de Spielberg ou le régime alimentaire light des requins du Queensland ; ce n’est pas de la faune que j’ai peur, ni même de me noyer.

C’est juste que je suis victime d’une peur inexplicable, une sorte de vertige ou d'angoisse qui arrive dans les « open waters » et qui fait que je deviens assez nerveuse et ne veux absolument pas continuer à être dans l’eau (ou sous l’eau) pour peu qu’il y ait plus de trois mètres de fond. Avec ça j'ai réussi qu'une fois à me ballader sans peur en eaux "profondes" et c'était à Phi Phi, y avait 5 metres et je voyais le sable en bas comme je vois le fond de ma picsine.

Pas de bol, parce que y a que dans la mer comme ça que je peux être mal à l’aise sans raison tangible. Dans les ascenseurs etc : R.A.S, je suis de ceux qui raconte des blagues pendant qu’on passe les étages « tu connais le nombre de personnes qui perdent un membre chaque année en sortant d’un ascenseur ? ». À choisir, j’aurais préféré avoir peur dans les ascenseurs plutôt que dans la mer. Quoi que ? C’est quand même cool de faire des blagues dans l’ascenseur.

Mais c'est pas tout ! En plus d’être une peureuse dans l’eau, sur un bateau, je suis vraiment la meuf à gifler ou à pendre par les pieds à un mat.

Dans le désordre : je n’ai aucun équilibre, je manque de me casser la gueule dès que le pont est mouillé et qu’il y a deux vagues, je me cogne partout (plusieurs fois et aux mêmes endroits), je ne dors pas de la nuit si ça bouge trop, et quand j’ai enfin réussi a trouver 6 minutes de sommeil entre 6h54 et 7h, on me réveille (de force) pour me faire apercevoir une tortue de mer, et ça ne m’émeut même pas car je suis trop grognon et je fais la gueule en redemandant du café, et là, le skipper (pourtant fan d'heavy metal !) ne choisit rien d’autre que de nous passer du dub alors que son iPod comporte 14.000 mp3. Tout ça pendant que la pluie commence à tomber – à cet instant précis j’avais vraiment envie de pleurer mais je me suis retenue grave.

Pour courronner le tout dans le style boulet : même sur la plage où je suis d’habitude plutôt dans mon élément, j’ai réussi a m’écorcher sous le pied avec du corail mort – pour la bonne et simple raison que la plage EST en corail mort, mais je l’ai vu trop tard, souvenez vous que je n’ai pas dormi. J’ai raté l’iguane que tout le monde a vu pendant un bushwalk, et je n’ai pas mangé de fourmi verte non pas par dégoût, mais par pur désintérêt. Voila, je n’ai servi à rien, je suis définitivement une fille de la plage, qui peut, au mieux, faire du body-board dix minutes d’affilée si elle est super en forme : maintenant je le saurais, même si ça ne m'empéchera pas de réssayer.

Si sur un bateau il vaut mieux me balancer à l’eau pour éviter une catastrophe à bord, je suis assez contente de m’être promenée sur Whitehaven Beach :

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Into the White

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White french touch

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Dead Starfish

Cette longue marbrure bleue et blanche qui s’enfonce dans Whitsunday Island sur plusieurs kilomètres fait partie d’un parc national. Très joli, il m'a rarement été donné d'observer plus sensuel paysage que celui-ci. Le sable de Whitehaven est en pur silica, ce qui fait que certaines américaines se brossent les dents avec parce qu'on leur a dit que c'était cool pour nettoyer leurs bijoux (ah ah.)



Vu la blancheur du sable et le degré de réverbération, inutile de se ballader sur la plage sans lunettes de soleil : en marchant, parfois, on se croirait presque à la Cluzac. Heureusement que l’île entière est protégée car l’on imagine aisément le genre de massacre bétonné que pourrait donner l’exploitation de cet endroit par les promoteurs.

Dans les petits lagons formés entre deux bancs de sable on peut observer des bébés stinger ray (stinger car elles ont un éperon) et des myriades de petits crabes au corp bleu qui devient blanc une fois le crabe mort, comme s'il était dépourvu de sa magie. Très impressionnant les crabes, ils ont une sacrée technologie pour s'enfoncer en deux twist dans le sable, et des les voir tous courrir dans la même direction, ça faisait très ... mini Starship Troopers, heureusement qu’ils n’étaient pas agressifs.

Ah bah oui, je suis meilleure en naturaliste-paysagiste qu’en matelote, c’est comme ça, puis je vous rappelle que si vous êtes pas contents, vous pouvez toujours aller lire le blog d’Eric Tabarly (ah bah non, en fait vous pouvez pas, ah ah.)

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mercredi 16 avril 2008

Tasmanian devils fighting for food

Je pensais qu'il était de mon devoir de poster cette vidéo : d'une part pour vous montrer comment se charclent les Diables de Tasmanie quand on leur donne un bout de wallaby, et d'autre part pour inaugurer la nouvelle fonctionnaltié de Flickr (upload de vidéos, donc.)





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mercredi 2 avril 2008

Tales Of Girls, Boys and Marsupials

Depuis le 25 mars, je suis en Tasmanie et ici, c’est tranquillement le début de l’automne : hier, un ouragan qui fait la une des journaux ce matin a failli exploser la fenêtre de notre chambre entre 3 et 4 heures du matin.

Autant vous dire que le bikini est relégué au fin fond de la valise.

Si l’Australie est le bout du monde … Imaginez un peu ce que vous pouvez ressentir ici : sur une île située a l’extrême sud-ouest d’une île continentale déjà éloignée du reste du monde (quand vous regardez la météo le soir, autour de votre pays, il n’y a que du bleu, et ça, je peux vous dire que ça fait drôle.)

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Là, je suis dans un Starbucks à Hobart, et je mange un « butter croissant ». J’aime cette habitude qu’on les gens dans les pays anglo-saxons : prendre leur breakfast dehors, ce que nous nous ne faisons absolument pas (en tout cas à Marseille ; le peu de personnes que l’on rencontre dans les bistrots de bon matin sont tout bonnement des alcooliques notoires qui s’attaquent au Pastis dès 9h du mat’, ou de jeunes noctambules n'ayant pas trouvé d'after interessante... haem.)

J’aime bien commander des butter croissants en Australie, parce que ça me permet de frimer en prononçant une fois de temps en temps un mot de façon super juste, avec un accent français parfait : croi-ssant. Oui je sais, c’est nul mais il faut savoir se ménager des petits homeys moments comme ça. Et puis le reste du temps j’ai l’air retarded avec mon accent de fraussie.

Même s’il fait bien plus froid qu’à Sydney, il ne faut pas oublier sa crème solaire, puisqu’il parait que nous sommes tout près du trou de la couche d’ozone (le fameux.) De fait, les rayons ont de quoi faire mal, et je m’y connais, n’est-ce pas. Ah ah.

Marquée par un passé historique plutôt malpropre, Hobart n’en reste pas moins une ville choupie. Conceptuellement, il me semble qu’elle serait un peu à l’Australie ce que Honfleur est à la France, un petit rade breton mignon, en plus gros.

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Visuellement, nous sommes à la croisée entre un port, une ville américaine moyenne de celles qui se ressemblent toutes avec leurs motels et leurs stations Caltex, une station de ski, et une bourgade aux accents victoriens avec des buildings à l’architecture magnifique … Un mélange super étrange, en définitive, mais vraiment pas désagréable.


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En tout cas : c’est ici que j’ai mangé les meilleur makis de ma vie, dans le port de Hobart. Il faut dire, ici, les japonais sont de vrais japonais, de ceux qui ont supporté leur équipe aux JO de Sydney en 2000.

Dans le quartier de Salamanca place adjacent au port, on sent qu’il a fallu construire vite ; le raffinement architectural a laissé place à l’efficacité.

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Pourtant, le quartier a beaucoup de charme. Juste au dessus, Battery point émerveille avec ses cottages dépareillés qui donnent dans tous les styles, et forment un gros patchwork architectural.

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L’intérêt de la Tasmanie, ce sont quand même ses grands espaces et sa wildlife, ici, une grande partie du territoire est classée au patrimoine mondial. Du coup, pour découvrir l’île, nous sommes partis faire un roadtrip d’une semaine, je ne vais pas tout détailler, mais plutôt mettre des photos commentées, car je sais que vous aimez ça.

Ferry jusqu'à Bruny Island (une très belle île du sud ouest de la Tasmanie, qui fait le bonheur de ses gras corbeaux grâce à ses nombreux roadkills) :

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Nous avons visité un centre de conservation du diable de Tasmanie :

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C'est une bête assez mignonne en fait, souvent photographiée avec la gueule ouverte pour paraitre effrayante. J'en ai porté un dans mes bras, c'est pas méchant du tout. Il est impressionant de les voir se disputer un morceau de wallaby lors de leur repas, et on saisi immédiatement le coté super turbulent et comique de l'animal qui à inspiré le papa du personnage de dessin-animé Taz.

Les diables étant menacés par une maladie qui les rend diformes et les tuent, les vétos de Tasmanie se donnent du mal en capturant les diables malades pour les mettre en quarantaine et les soigner, afin qu'ils ne contaminent pas les diables sains ...

Il y a tout un travail ici autour de cette animal. Il est over-marketé sur l'île, certaines marques d'eau minérales vont même jusqu'à sponsoriser les soins qu'on lui apporte.

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Freycinet National Park et Wineglass bay : trois bonnes heures de marche dans montagne (revigorant !) pour arriver à un arc parfait et des eaux cristalines, une plage classée dans le top ten mondial par je ne sais plus quel magazine.

Mes photos n'étant pas les plus belles (il faisait un temps spécial et je n'ai qu'un bridge Lumix :p) ... Je me permets de placer ce lien plus saisissant.

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Wineglass Bay

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Mole Creek Caves & Wildlife Park :

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Arc-en-ciel dans la vallée

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Les grottes aux alentours de Mole Creek : King Solomon’s Caves et Marakoopa Cave.

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Sophia, le bébé wombat attraction qui a bien failli être un roadkill, a été recueillie par les vétos du parc de Mole Creek.

Au quatrième jour de notre périple, nous voilâmes donc arrivés à l’endroit le plus important de ce voyage insulaire, Narawntapu National Park.

Et ceux qui connaissent mes pathologies concernant les animaux kawaii devinent bien pourquoi ceci est important, n’est-ce pas ?

Narawntapu est une vaste plaine arborée bordant le détroit de Bass et la Tamar river. Les wombats y sont nombreux, nous n’avons pas eu de mal à les trouver. Seb les as vus en premier, moi, je ne pensais pas que ce petit truc noir au milieu de nulle part serait un wombat, mais plutôt un gros caillou, ou une touffe d’herbe brune.

En me rapprochant, quelle ne fut pas ma surprise !

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Il a quand même fallu prendre trois avions pour en arriver là !

Les wombats sont vraiment des animaux trop mignons, ça on le savait, mais ne plus ils sont assez comiques à voir faire dans leur habitat naturel. Ni trop craintifs, ni trop farouches, mais pas spécialement copains avec les humains non plus, une session de jeu avec eux peut se révéler assez divertissante.



Si vous approchez un wombat qui ne fait rien de spécial, il va avoir tendance à s’éloigner de vous gentiment, puis, si vous tentez de l’approcher un peu plus, il va chercher à se réfugier dans le terrier le plus proche. Simplement, si le terrier en question est en travaux, ça donne un wombat qui essaie de se cacher dans un trou trop court pour lui et dont les fesses dépassent du trou ; rire assuré. Encore plus drôle quand ce dernier fait le choix difficile de reculer en marche arrière pour sortir de son trou, afin d’aller se planquer dans le terrier d’à coté qu’il sait plus long et donc plus sûr. Le tout devant son envahisseur, resté là, à deux metres, témoin de la scène... Heureusement que je ne suis pas un féroce prédateur, donc (et le wombat n’a pas de prédateur ; sinon, vu les techniques de fuite et camouflage qu’il emploie pour se sauver d’un éventuel danger … on serait mal.)

Les terriers de wombats sont assez impressionnants, certains font penser à des maisons de hobbits :

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Cela dissuade un peu les amateurs d’en avoir un dans leur jardin …

J’ai tout de même pu approcher l’un d’entre eux qui était entrain de farfouiller, pour manger des racines il me semble. Lorsqu’il mange, le wombat est occupé à gratter la terre, et vu qu’il est concentré à la tâche, il est prêt à accepter votre présence, même si au début il vous sanctionnera d’un petit grognement assez drôle, pour vous montrer qu’il n’est pas tellement d’accord sur le fait que vous restiez là à l’observer.

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Nous avons passé environ une bonne heure et demi à jouer avec à peu près la totalité des wombats éparpillés sur la plaine, ainsi qu’avec les kangourous et les wallabies qui étaient aussi dans le coin.

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Je précise pour certains de nos amis qui pourraient émettre un sentiment d’inquiétude à l’égard des animaux photographiés qu’aucun d’entre eux n’a été mal traité pendant cette séance d’amusement...

Et bientôt, direction Melbourne !

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