dimanche 29 juin 2008

Say hello to Brisbane

Dans le centre de Brisbane les rues qui vont d’Est en Ouest sont des filles (Elizabeth et Victoria) et celles qui vont du Nord au Sud sont des garçons (Georges, Albert). Au lieu de dire « at the corner of Georges Street and Elizabeth Street », à tous les coups tu peux dire « where Georges meets Elizabeth » et là tout de suite c’est plus mignon (sauf si tu visualises une vieille en tailleur Chanel entrain de serrer la main d’un retarded cow-boy texan, bien-sûr.) Cette histoire de rues filles et rues garçons, on pourrait croire que c’est un truc commun à toutes les grandes villes d’Australie, mais non, c’est juste à Brisbane.

whynot

Brisbane est une vraie ville fluviale, et non pas côtière, comme on pourrait le croire, puisque l’océan, bien que proche, ne borde pas la ville. Il n’y a donc pas de plage.

brisbane river promenade

Fortitude Valley à l’Est de la Brisbane River est le quartier parfait dont rêve tout jeune citadin « alternatif » et fétard ; concept stores esthétiques, gros clubs à la programmation pointue, bars originaux et superbement décorés, excellents restaurants bon marché de toutes les nationalités, magasins de fringues super pointus, galeries d’art, et animation au rendez-vous dès la nuit tombée. Encore plus ici qu’à Sydney, les locaux sont détendus et souriants. Et ils se marrent assez facilement, y compris dans la rue et pour un rien, ce qui est franchement agréable (mais d’une manière générale, le sourire des australiens dans les rues de leurs villes, c’est tout un poème que nous autres citadins français avons cessé de réciter - moue.)

empire club

boutique

anystreet

queenslander


club frontdoor

Le central business district est semblable à celui de Melbourne ou Sydney, en moins grand, mais tout aussi intéressant. Comme dans toutes les villes d’Australie ; immigration asiatique massive oblige, on trouve à Brisbane des snacks japonais de partout.

Ici, pour quelques dollars, on a un joli take-away set de makis. Alors, bien sûr, on commence à s’habituer à cette abondance d’excellente nourriture asiatique bon marché qui se trouve partout en ville. Et ce qui n’est pas très bon de s’habituer à ça quand on sait combien il me tarde tant de retrouver mes très chers kebabs marseillais (yuk !)

Tout ça pour dire que Brisbane, croule sous l’influence asiatique, tout comme ses grandes sœurs du Sud. Hier je me suis perdue dans une arcade d’Elizabeth Street et je me suis retrouvée à Hong-Kong, ni plus ni moins (avec l’odeur et tout, vous savez, celle qui vous fait plier le nez froncer les sourcils et imaginer le pire quand vous vous baladez au rayon « viande » du supermarché chinois.)

Mais bref, assez de paragraphes contemplatifs, passons aux détails sordides, si vous le voulez bien, parce que là je m’auto-soule à vous refaire le cours de géographie.

Avant-hier, je me suis faite bouffée par des bedbugs.

[ALL GASP]

Bedbugs ? JE N’AI JAMAIS ENTENDU PARLER DE CES BESTIOLES me dit Maman par mail, horrifiée (ce qui me fait beaucoup rire, je me marre toujours quand Maman écrit en majuscules.)

Les bedbugs, donc. Voila un truc encore bien australien (enfin, sub-tropical), comme la red back, le Parmecoon (cf cette explication), ou la Vegemite en tube.

Les bedbugs, ça vous pique pendant que vous dormez, ça fait la fête sur votre ventre façon gros bum plein de vinasse, et puis ça décampe aussi sec (impossible d’essayer d’en exploser un à coup de Rubik’s Cube pour se venger.)

Au réveil vous vous sentez légèrement itchy et puis ... "Later, however, the welts subside but tend not to disappear like those from mosquitos, and persist for up to several week."

Oh ... Realy ? I am so, so happy.

Alors, afin d’éviter tout soupçon qui me ferait encore passer pour une fille de mauvaise vie, je tiens à dire que cette expérience navrante n’a pas eu lieu dans un lieu de débauche (d’une), ni dans un backpack crade (de deux.)

Non, non, je me suis faite sucer la lymphe par ces saloperies dans le lit frais et propre d’un hôtel tout neuf et étoilé. J’ai dormi dans des endroits vraiment pires que celui là, ou je me refusais à poser un seul centimètre carré de ma peau sur les draps, et je pourtant n’ai jamais rien eu. Seb, lui en pleine grosse rhino-pharyngite, n’a pas eu droit au supplice : il est donc clair que ces saloperies de bedbugs savent choisir leur proie et n’aiment pas qu’elles soient infectées.

Quand j’ai montré mon ventre à la réceptionniste de l’hôtel au matin avec mon petit air de lose malheureux des mauvais jour ; elle m’a aussitôt placée dans une chambre beaucoup plus grande, « for apologizing ». Avec, m’assure t elle, un lit vierge de toute bitchy microfaune. « Are you sure ? », demandais-je, sceptique, et visualisant le housekeeper indien faire un méli-mélo de tous les draps de l’étage sans chichi dans son grand chariot.

Bref, wait and see, pour le moment pas d’autres piqûres, mais je traîne à aller au lit (traumatisme oblige.)


AND AAAAAARGH IT’S LIKE YOU GOOGLED MARIAH CARREY IN 2034 !!!
Sur cette photo, vous pouvez aussi voir la marque de ma culotte (so glam.)

La pharmacienne m’ayant soulagée d’un « No, it doesn’t stay on you (laughs) » me voila rassurée avec mon tube de crème et mes jolis boutons rouges violacés un peu partout sur le corps (j’aime particulièrement ceux du ventre, qui forment presque une ligne de trois, comme vous pouvez le voir ci-dessus.)

Tout ça me rappelle l’époque ou faisais du paintball et ou je ramassais des poks*, mais c’est tout de même moins hot.

*pok : À ne pas confondre avec les pokes facebook, ou quand quelqu’un essaie de vous dire poétiquement qu’il ferait bien du sexe avec vous parce que vous avez une bonne touche sur votre profile pic.

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lundi 23 juin 2008

Surfers Paradise et la Gold Coast

Pourquoi appeler une ville Surfers Paradise ?

Et bien, c’est vrai que sur la plage, les vagues sont présentes en permanence et très fréquentes, de taille conviviale (deux bons mètres en moyenne.) Mis à part les fringues, je n’y connais que dalle en surf, mais j’imagine que c’est quand même cool de ne pas avoir besoin d’attendre trois plombes sur sa planche avant de pouvoir rider un bon rouleau de deux mètres, d’où le coté « Paradise ».

La Gold Coast est une ville plage continue de plusieurs dizaines de kilomètres baignée de soleil trois cent jours par an. Même les hivers restent agréables, avec une température qui « descend » entre 15° et 20° pour juillet et août.

Surfers Paradise est une ville que l’on pourrait appeler aussi et surtout “Property Paradise”, tant et si bien les gratte-ciels y poussent comme des champignons. Il est clair qu’au vu des nombreux chantiers aperçus, la ville n’aura pas le même visage dans dix ans. Pas mal de monde conchie l’esthétique particulière de Surfers sans autre forme de procès à cause de la construction anarchique des buildings… Même si je ne suis pas fan, je ne condamne pas le fait d’aménager le littoral australien de la sorte : d’une, ce n’est pas pire que nos plages montpelliéraines (ah ah), et de deux, ça change des habituels pôles balnéaires ou les maisons ne dépassent jamais deux étages. J’irais même jusqu’à dire que ça a un petit coté cyberpunk, très futuriste, bd, ou post-apocalyptique … et là, je préfère illustrer mon propos avec cette photo efficace trouvée chez toothbrush-nomads :



On croise parfois dans les rues de Surfers des Meter Maids; sorte de mascottes locales nées dans les sixties, lorsque la mairie a jugé utile de taxer le parking en ville. Les Meter Maids ajoutent des pièces dans les parcmètres bientôt expirés devant les voitures stationnées. Opérant à titre gratuit dans ce rôle de super héroïnes du bitume, elles font souvent la promotion de marques ou d’événements, et chaque automobiliste sauvé de la contravention se voit remettre un petit mot / prospectus sous l’essuie-glace. N’est-ce pas là une délicate façon de faire de la pub ? Personnellement je trouve ça assez génial, comment ne pas être épris de sympathie pour un annonceur lorsqu’il vient de nous sauver d’une prune ?

Sinon, qu’est ce qu’il y a à faire sur la Gold Coast ? Les parcs d’attraction, véritable industrie ici. Et dans les parcs d’attraction, ce qui nous plait à nous, ce sont les roller coasters, youhou.

i was there

Celui du Luna Park de Melbourne est le plus vieux roller coaster en activité. Si j’avais su ça à l’époque ou je l’ai photogrpahié … j’aurais tout de même pris un ticket, histoire de !

train

Parmis les roller coaster les plus sensationnels que nous avons fait sur la Gold Coast : Superman the Escape, Lethal Weapon (Warner bros Movie World) et The Tower of Terror (Dreamworld.) Dans un autre genre, Seb a aussi fait le Giant Drop, avec Fab et compagnie, mais moi je suis restée en bas à compter les enfants en pleurs.


Lethal Weapon : Trop rigolo, mais juste quand ça s'arrête.

Alors bien sûr, comme le dernier roller coaster en date remontait au Space Mountain 2 à Disneyland Paris, on pensait que nos récents manèges australiens, c’était des trucs vraiment sales et énervés, donc on était fiers de nous. Erreur ! Après un petit tour sur wikipedia, on s’est rendu compte qu’on était loin, mais loin - et que l’Australie ça restait encore beaucoup trop cool par rapport aux USA : en voici un qui fait hyper mal, et puis un autre (je vous conseille la video.)



Si vous vous demandez quel esprit démoniaque et génial se cache derrière ce genre de manèges peu recommandables, sachez que l’ingénieur et physicien allemand Werner Stengel, diplomé de l’université de Gotebörg, à collaboré à 72 % des projets de roller coasters actuellement en service. Indirectement, c’est donc lui que vous insultez quand vous extériorisez le trop plein de G négatifs sous forme de hurlements appeurés et de salves de vulgarités.

Encore grâce à wikipedia, j’ai pu apprendre que Stengel a conçu un autre manège que j’ai fait l’été dernier au parc Liseberg en Suède. Le manège en question a blessé 21 personnes lors d’un accident, l’un des deux trains ayant décidé d’aller dire bonjour à l’autre. Morale de ce paragraphe, ne lisez pas wikipedia avant d’aller dans un parc d’attraction, ah ah.

Rayon mathématiques et poésie, Stengel a conçu un nouveau type de boucle nommée « clothoïde » (joli nom n'est ce pas ?) Cette boucle, grâce à ses propriétés physiques plus clémentes avec les vertèbres humaines, est devenu le standard actuel.



Les équations sont trop complexes, enfin, perso, en mécanique, je me suis arrêtée aux trucs bateaux terminale S, comme les trajectoires de balles de tennis ou les téléskis, mais j’aime juste bien les dessins.

Voila, maintenant, j’arrête de vous parler de roller coasters, même si c'était ma nouvelle lubie geek of the week. Mais c’est vrai qu’ici c’est un peu le sport national que de se prendre des shoots d’adrénaline de cette façon ; une émission de télé locale filme même ses chroniqueurs depuis l’intérieur des manèges, c’est dire.

Demain, le bus pour Brisbane, la capitale du Queensland.

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dimanche 15 juin 2008

Ballade à Luna Park

Situé à la naissance d'Harbour Bridge, Luna Park contemple les flots agités de la rive nord de la baie de Sydney. Ce vieux park d'attraction aux allures freaky a été construit au début du vingtième siècle.

entrance

big wheel

luna wheel

mirror game 5

luna park

Plus de photos sur Flickr.

Demain, avion, direction Surfers Paradise, sur la Gold Coast, Yolé.
Enfin : Aloha.

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Mon premier "fuck" spontanné

Bonnant malant, on en arrive à dire des grossieretés en anglais avant même de maitrîser parfaitement tous nos verbes irréguliers.

J'ai même eu droit à mon premier "fuck you" bien senti. Avé l'accent et tout. "Fok Ya !"

we love sounds

Dans un festival, j'attendais sagement qu'on me laisse rentrer dans une salle pleine, le temps que quelques personnes en sortent, pour créer de l'espace libre à l'intérieur. Jusque là rien de compliqué à comprendre au niveau de la procédure, et pourtant c'est là qu'un espèce d'arrière petit-fils de bagnard australien plein de VB m'a marché vertement sur les pieds pour passer devant moi et entrer (devant le vigile outré qui l'a attrappé par le col.) Au passage m'a pourri mes Onitsuka Tiger neuves ce blaireau. "Fok ya !", donc.

Bref, c'est sorti tout seul, comme si j'avais du dire "enculééé" en voiture. J'étais contente.

Pardon maman si tu lis ça, mais c'est signe d'une vraie progression linguistique, tu sais.

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mercredi 11 juin 2008

Des saisons : ce qu'il faut savoir

binnie dit :
je vais enchainer 3 hivers en 2008
binnie dit :
tsé
binnie dit :
ET CA
binnie dit :
c est un peu FORT

Vous avez envoyé un wizz.

binnie dit :
JANVIER 2008 : HIVER
Patrick dit :
3 hivers?? attends comment ça
binnie dit :
JUIN 2008 : HIVER
binnie dit :
DECEMBRE 2008 HIVER
Patrick dit :
quoi en juin c'est l'hiver??
binnie dit :
JUIN 2008 = HIVER AUSTRAL
binnie dit :
ET OUI C POUR CA QUE JE ME BAIGNE PAS MONSIEUR
Patrick dit :
putain d'antipodes
Patrick dit :
hahAHAHAHHAHAahhAha

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vendredi 6 juin 2008

The Great Barrier Reef & Green Island

Lundi 2 juin on prend le bateau pour Green Island et puis la Grande Barrière de corail.

Sur le bateau y avait 95% de japonais. Du coup y avait un groupe de J-Pop nommé PARASAIL qui essayait de leur vendre des activités à 10.000 yens. Et comme le bateau était blindé de gros pervs tokyoïtes, elles y arrivaient super bien.

parasail

Haem. Ton collégial : La Grande Barrière de Corail est le plus grand système de coraux du monde, de l’univers bla bla. C’est une des sept merveilles du monde. On la voit depuis l’espace, ce qui est normal puisqu’elle mesure 2600 km. C’est quand même la muraille de Chine qui gagne (6700 km.) Bon voilà ici c'est pas non plus le cours de sciences donc pour plus d'infos il y a wikipedia quoi.

Green Island émerge au milieu d’un reef, c’est une île de rainforest de 300 mètres de long pleine d’oiseaux. Elle est coupée en deux : moitié resort cinq étoiles, moitié parc national.

green beach

tree

green island beach

A midi apres la promenade sur Green Island, quand on est arrivés à la grande barrière, « l’Outer Reef » comme ils disent ici, je me suis dis ça, en gros : « Oublie, c’est pas pour toi d’aller te promener là dedans. »


reef
Marée haute, coraux immergés.

reef
Marée moyenne

reef
Marée basse, coraux émergeants

Après, je me suis mis un coup de pied au cul et je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’oublier d’avoir peur. Alors, j’ai fait à mon rythme… Je suis restée vingt bonnes minutes assise dans l’eau sur le ponton immergé au bord de la plateforme, avec mes palmes, mon masque et mon tuba relevés sur le nez.


Norman Reef vu d'avion.

Du coup j’ai eu le temps de revisiter tout les sens de l’expression « Se jeter à l’eau. » Souvent, je regarde sous l’eau, toujours assise, en essayant de dégager du positif entre ma curiosité et ma peur. C’est plein de poissons, super calme … La grande barrière de corail, quand même, c’est pas le moment de faire la femme d’intérieur là. J’ai envie d’aller voir, mais ne suis toujours pas spécialement à l’aise à cause de la profondeur … peut-être 6-7 mètres.

Je regarde autour de moi et y a pas mal de monde, ça me rassure ça, et puis l’eau est assez claire, ce n’est pas non plus la Thaïlande mais on voit à 20 mètres devant soi. Je me lâche un peu du bord, nage deux brasses devant moi « pour voir » et je reviens sur le ponton en me disant que c’est peut-être pas insurmontable quand même, j’ai pas eu de montée d’adrénaline en me lâchant dans l’eau. Le maitre nageur me regarde en rigolant, de toute évidence il aime bien ma façon d’y aller étape par étape, toujours super pédagogue avec moi-même.

C’est là que le maori fish « Wally » de son prénom (le dominant du récif), un poisson aussi câlin qu’un gros chat, s’approche de moi avec plein de petits poissons bleus autour de lui.

Parenthèse sur Wally : Wally c’est lui. C’est un Napoleon Maori Wrasse. C’est une grosse star du reef, la mascotte du photographe. En plus d’être un gentil poisson joueur et attachant, il lui permet de vendre plus de 350 photos par jour à tous les japonais du bateau, et à 22$ la jpeg, c’est un bon business, n’est ce pas ?
Une fois il a eu des emmerdes avec les triads de Hong-Kong et a bien failli finir en sushi : heureusement il a été remis en liberté sur son corail, à Norman Reef, avec ses amis (oooooh <3.) Y a même des blogs qui racontent ses exploits auprès des touristes asiats. Avec tout ça, je pense que Disney va bientôt s’occuper de son cas.

Donc Wally s’approche de moi, trop rigolo ce poisson, il doit mesurer un mètre de long, envie de jouer avec. Hop, je suis dans l’eau, je me tiens plus au ponton, pas de peur, pas d’angoisse, c’est même plutôt agréable, je touche Wally et il se laisse faire, envie de rire du coup, je suis entrain de câliner un gros poisson Maori, et c’est pas tous les jours que ça va arriver, ça.

Du coup je continues, nage quelques mètres, j’arrive aux début des coraux et je fais demi tour parce que je veux pas m’aventurer seule : je retourne chercher Seb pour aller plus loin.

Si contente d’avoir surmonté ma peur … Car du coup j’ai pu faire une grosse ballade dans le récif, jusqu’à la dernière balise à cinquante bons mètres du bateau (ça fera rire les bons plongeurs, mais c’est un réel exploit pour moi.)

C’est juste une autre planète là-dessous, ni plus ni moins : des massifs coralliens grands comme des petites maisons, des anémones grosses comme des montgolfières … Le tout dans un calme impossible à recréer en surface. C’est un peu comme de se promener dans une forêt vue d’en haut, quand on passe au dessus de toute cette vie sous-marine.

Des poissons en tous genre, et de toutes les tailles, des roses, des némos, des fluo fishs super bariolés, des bleus turquoise, des tout noirs… Toutes les couleurs et toutes les formes …Certains bougent vite comme des oiseaux, d’autres sont justes là, « posés ». Certains sont même inquiétants, longs et fins comme moitiés de serpents avec quelques nageoires sur le corps, mais droits comme des sabres, gris et immobiles entre deux eaux. Gentils en fait, mais avec une sale gueule, pas trop envie de s’approcher, un peu envie de s’en aller.

Plein d’images dans la tête encore de cette après-midi là.
Juste parfait, à refaire.

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lundi 2 juin 2008

Cairns et le tropical north Queensland

À Cairns, les enseignes sont sous-titrées dans plusieurs langues asiatiques, et les guides de plongée parlent coréens. Dans certains magasins, les produits ne sont même pas étiquetés en anglais. Beaucoup d’asiatiques en vacances, et d’autres venus pour travailler.

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Beaucoup d’aborigènes aussi. Tout comme à Sydney, en les voyant vivre, on a bien mal pour eux. A deux rues d’ici il y a la Croix Rouge, et souvent, juste devant il y en a un qui n’a pas de pieds. Celui-ci est particulièrement malchanceux, mais d’une manière générale, en Australie les aborigènes sont quand même bien mal en point : alcoolisme, maladie, manque d’instruction, chômage et pauvreté font de ravages chez ce peuple a qui l’on a arraché ses terres dans une violence et brutalité inouïe, à « l’américaine », quoi. Basiques massacres, battues géantes, mais aussi empoisonnements, incarcérations, isolement…

Bref, tous les moyens étaient bons pour ne pas cohabiter avec les autochtones en présence, le but c’était de les décimer, ou à défaut, les marginaliser au maximum.

En 1976, les aborigènes ont cessé d’être considérés comme faisant partie de la faune australienne, au même titre que les wombats et les kangourous.

Tout ça pour dire que tout n’a pas été facile pour eux depuis que Cook a débarqué avec ses gros souliers, et qu’encore aujourd’hui, on sent bien à quel point ils ont morflé.

Si beaucoup d’australiens semblent évidement regretter ce passé plus que dramatique, le gouvernement vient à peine de présenter des excuses, et commence à réfléchir à une suite un peu plus gaie pour tout le monde. Mais dans les hautes sphères, si la volonté de réparer est là, personne ne semble encore bien d’accord sur les actions à adopter.

En attendant qu’ils se décident, à Sydney, tous les petits australiens ont les dents bien blanches, vont à l’université le jour et dans des clubs bien cosy et dorés la nuit. Et dans les dans les rues de Cairns, les aborigènes n’ont pas de pieds.

Il y a quand même d’autres choses à raconter sur Cairns tout de même. Le truc le plus facile à faire ici : manger des sushis et se faire faire un massage thaï par une vraie thaï, puisqu’on a un pied en Asie, et l’autre chez la reine d’Angleterre. Le truc le plus difficile ? Y en a pas. Eviter les piqûres de moustiques géants, à la limite.

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Des touristes japonais par centaines font le voyage à Kuranda Village pour la journée. Tokyo Cairns, huit heures de vol, pick-up à l’aéroport, transfert massif en car vers la ville, scenic railway, on prend trois photo du village, on écoute un aborigène jouer du didgeridoo, on cours après un Ulysses Butterfly avec son Nikon D40, on claque 80 000 yens dans les boutiques pour acheter de l’art indigène fabriqué en Chine, on se tape un bon steak de crocodile et un tempura de kangourou, petit bushwalk pour digérer, et hop, dans le car, puis l’avion, et retour dans la capitale nippone pile 24 heures après le départ.
Impressive business n’est ce pas ? Faut dire, entre Tokyo et la Cote Est de l’Australie, y a pas de décalage horaire, donc on peut se permettre de faire ce genre de trucs (quand on est japonais.)

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En vérité, à la fin de l’automne austral, il ne fait pas si chaud que ça au dessus du Tropique du Capricorne. Ca ne nous empêche quand même pas de nager dans la piscine lagoonée et de brunir de la tête aux pieds des que deux rayons se pointent sous les gros nuages gris tropicaux.

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Demain, Green Island et la Grande Barrière de Corail… et jeudi, back to Sydney, avec Fabrice qui arrive de Hong-Kong, et aussi parce que c’est quand même un peu le bled maintenant, avec nos chers homies, le Cross, le Sports Bar, le Havana, L’Empire, le Tropicana Café, la Plantation, Sushi Hero, Kinokuniya, et tout, et tout, et tout !

Home, here we come !!!

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