lundi 26 mai 2008

Cocajack

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Je sais que certains s'offusqueront de ce genre de bottled & chilled trucs, mais moi je suis fan, c'est tellement mignon.

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Entre A et B...



700 km, et on ne reconnait même pas le coin de la côte ou ça se trouve.

Voila pourquoi, en Australie, on prend l'avion : ce pays est beaucoup trop grand pour être parcouru par la route.

Mais prenez l'avion aussi parce que le bus, c'est mal, ça tue des wallabies - merci Patrick pour le lien, fameux.)

Non je râle pas, c'était chouette, le bus.

J'ai lu un peu, et puis j'ai dormi aussi paisiblement qu'un possum à qui on mettrait des phares dans la gueule toutes les trois minutes.

Départ Airlie Beach : 20h le samedi, arrivée à Cairns 6h30 du matin le dimanche.

Il est minuit, je suis décalquée, mais j'avoue qu'observer la Croix du Sud en roulant depuis le bush, c'était priceless.

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dimanche 25 mai 2008

Summertime (mouaaais...)

Le bateau que l’on a finalement choisi pour naviguer dans les Whitsundays est le Summertime, un voilier de 70 ans qui était autrefois utilisé pour pêcher.

Détail australien : comme tous les bateaux de croisière ici, c’est un bateau BYO – Bring Your Own (alcohol.) Mais à une seule condition, pas de verre à bord : que des canettes, ou du plastique – pas grave, on pourra lui trouver toutes les circonstances atténuantes possibles : le vin aussie reste dégueulasse.

A Top 50 (30)

On est resté trois jours sur le bateau : le premier jour il a fait moyen beau, et le reste du temps nous avons eu de la pluie. Murphy ? Etant partie avec des fringues taggées « beach culture » (et pas du tout avec un ciré et des bottes), je me suis donc gelé le cul les deux tiers du temps. Sweeeet.

Depuis le Summertime, on peut faire du sea-kayaking, du snorkelling, et du scuba-diving, pour ceux qui n’ont pas peur. On peut voir tout plein de trucs sous l'eau :

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Il y a aussi un spa chauffé sur le pont - très bonne idée ça.

Moi je suis partie en voulant tout faire, avec ma grande gueule (ah ah ah.) Et en fait j’ai fait que du spa, et de la plage.

Les raisons, mon grand courage face aux éléments : on a eu deux jours de pluie sur trois, donc froid, donc pas des masses envie de me baigner, et en plus j’ai peur dans la mer quand c’est profond, et si ya pas de soleil, alors c'est pire.

Alors, pour ceux qui voudraient essayer de me rassurer et y aller de leur couplet sur les méfaits de Spielberg ou le régime alimentaire light des requins du Queensland ; ce n’est pas de la faune que j’ai peur, ni même de me noyer.

C’est juste que je suis victime d’une peur inexplicable, une sorte de vertige ou d'angoisse qui arrive dans les « open waters » et qui fait que je deviens assez nerveuse et ne veux absolument pas continuer à être dans l’eau (ou sous l’eau) pour peu qu’il y ait plus de trois mètres de fond. Avec ça j'ai réussi qu'une fois à me ballader sans peur en eaux "profondes" et c'était à Phi Phi, y avait 5 metres et je voyais le sable en bas comme je vois le fond de ma picsine.

Pas de bol, parce que y a que dans la mer comme ça que je peux être mal à l’aise sans raison tangible. Dans les ascenseurs etc : R.A.S, je suis de ceux qui raconte des blagues pendant qu’on passe les étages « tu connais le nombre de personnes qui perdent un membre chaque année en sortant d’un ascenseur ? ». À choisir, j’aurais préféré avoir peur dans les ascenseurs plutôt que dans la mer. Quoi que ? C’est quand même cool de faire des blagues dans l’ascenseur.

Mais c'est pas tout ! En plus d’être une peureuse dans l’eau, sur un bateau, je suis vraiment la meuf à gifler ou à pendre par les pieds à un mat.

Dans le désordre : je n’ai aucun équilibre, je manque de me casser la gueule dès que le pont est mouillé et qu’il y a deux vagues, je me cogne partout (plusieurs fois et aux mêmes endroits), je ne dors pas de la nuit si ça bouge trop, et quand j’ai enfin réussi a trouver 6 minutes de sommeil entre 6h54 et 7h, on me réveille (de force) pour me faire apercevoir une tortue de mer, et ça ne m’émeut même pas car je suis trop grognon et je fais la gueule en redemandant du café, et là, le skipper (pourtant fan d'heavy metal !) ne choisit rien d’autre que de nous passer du dub alors que son iPod comporte 14.000 mp3. Tout ça pendant que la pluie commence à tomber – à cet instant précis j’avais vraiment envie de pleurer mais je me suis retenue grave.

Pour courronner le tout dans le style boulet : même sur la plage où je suis d’habitude plutôt dans mon élément, j’ai réussi a m’écorcher sous le pied avec du corail mort – pour la bonne et simple raison que la plage EST en corail mort, mais je l’ai vu trop tard, souvenez vous que je n’ai pas dormi. J’ai raté l’iguane que tout le monde a vu pendant un bushwalk, et je n’ai pas mangé de fourmi verte non pas par dégoût, mais par pur désintérêt. Voila, je n’ai servi à rien, je suis définitivement une fille de la plage, qui peut, au mieux, faire du body-board dix minutes d’affilée si elle est super en forme : maintenant je le saurais, même si ça ne m'empéchera pas de réssayer.

Si sur un bateau il vaut mieux me balancer à l’eau pour éviter une catastrophe à bord, je suis assez contente de m’être promenée sur Whitehaven Beach :

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Into the White

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White french touch

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Dead Starfish

Cette longue marbrure bleue et blanche qui s’enfonce dans Whitsunday Island sur plusieurs kilomètres fait partie d’un parc national. Très joli, il m'a rarement été donné d'observer plus sensuel paysage que celui-ci. Le sable de Whitehaven est en pur silica, ce qui fait que certaines américaines se brossent les dents avec parce qu'on leur a dit que c'était cool pour nettoyer leurs bijoux (ah ah.)



Vu la blancheur du sable et le degré de réverbération, inutile de se ballader sur la plage sans lunettes de soleil : en marchant, parfois, on se croirait presque à la Cluzac. Heureusement que l’île entière est protégée car l’on imagine aisément le genre de massacre bétonné que pourrait donner l’exploitation de cet endroit par les promoteurs.

Dans les petits lagons formés entre deux bancs de sable on peut observer des bébés stinger ray (stinger car elles ont un éperon) et des myriades de petits crabes au corp bleu qui devient blanc une fois le crabe mort, comme s'il était dépourvu de sa magie. Très impressionnant les crabes, ils ont une sacrée technologie pour s'enfoncer en deux twist dans le sable, et des les voir tous courrir dans la même direction, ça faisait très ... mini Starship Troopers, heureusement qu’ils n’étaient pas agressifs.

Ah bah oui, je suis meilleure en naturaliste-paysagiste qu’en matelote, c’est comme ça, puis je vous rappelle que si vous êtes pas contents, vous pouvez toujours aller lire le blog d’Eric Tabarly (ah bah non, en fait vous pouvez pas, ah ah.)

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lundi 19 mai 2008

Le tropique du Capricorne coupe Airlie Beach en deux (ou presque.)

Airlie Beach, -20.2675°, 148.716944°.

Le temps n’a pas trop de prise dans cette petite ville balnéaire du Queensland, et c’est étrange de se trouver ici après l’agitation nocturne de Kings Cross et Oxford Street




Les fameux panneaux des plages du Queensland

Pas à me plaindre, cela dit : il fait 25° et je me baigne dès 9 a.m. Je passe mon temps à lire, nager, bronzer, cuisiner, télécharger des mp3 pour MixMeister (mes platines me manquent...) et me demander quelle formule je vais choisir pour aller snorkler la Grande Barrière de corail : plutôt pétasse malibu ananas sur un voilier de 30 mètres, ou plutôt suicidal tendancies, version nage sous marine avec les requins (gentils requins.) Je sais pas trop encore, étant donné qu’ici le plus difficile pour un visiteur, c’est de choisir l’art et la manière de faire le tour de l’archipel des Whitsundays. Sans exagérer, il doit y avoir environ deux cent cruise-operators qui se partagent le joli gâteau tropical, de quoi filer le tournis à Flipper le Dauphin lui-même.

Cela dit, y a un voilier qui s’appelle le Super Raggamuffin. Alors, comme souvent l’esprit de contradiction suffit à motiver mes actes…

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jeudi 8 mai 2008

De la vérité vraie sur la nightlife de Sydney.

Si y a un truc que j’aurais bien fait dans les règles à Sydney, c’est sortir.

Faut avouer qu’ici je suis bien entourée pour ça, Seb joue tous les week-ends et les gens des orgas qui l’ont booké sont super avenants, comme s'ils étaient nos potes de dix ans.

Ils nous sortent partout ou ils vont, prennent bien soin de nous, et toutes les 5 minutes, ils vérifient qu’on s’amuse bien, et surtout, que l’on a toujours à boire.... ah ah. Anyway, à Sydney, connaissances sur place ou pas, il y a un truc comme 20 grosses soirées en ville chaque samedi, et 150 clubs. Des afters, des befores, des secret gigs, des beach-house parties, des club parties, des sunday parties, des afternoon parties...À tout moment, il y a quelque chose de spécial à faire pour rigoler, c’est vraiment LA ville qui ne dort jamais, et ou il se passe toujours quelque chose d’intéressant (comme par exemple, Air qui joue à l’Opéra house, GENRE. – non, on a pas eu de places, bien sûr - )

Les clubbers d’ici ne sont pas vraiment comme chez nous, ils sont bien plus barrés, même en début de soirée (tout heure confondue en fait.) Je dirais que dans le genre NO LIMIT, ils sont dans le top five, à l’aise. Et ça commence des les fringues, pour les filles c’est « à l’anglaise » puissance 10 : mini-shorts, mini-jupes, mini-robes, pompes vernies à talons de 15 cm, accessoires extravagants, décolletés sans fond, imprimés léopard, zèbre, poule, cerf et j’en passe (et euh, tous les animaux des bois et de la savane, en fait.)

Pour autant, l’attitude des meufs n’est pas spécialement aguicheuse, tout comme celle des garçons. Je dirais même qu’elle est plutôt bon enfant et je persiste à penser que les noctambules aussies sont dans l’ensemble plus gentils et plus simples que les français, recherchant l'amusement avant tout, puisque ici, je sors - forcément - sans mes potes, et que pour autant, je n’ai jamais ressenti aucun malaise, aucune solitude, aucun ennui : tout le monde est adorable, et les gens s’intéressent naturellement les uns aux autres, voila le cliché le plus vrai de l’Australie. Tu les a rencontré dans un club ? Aucune importance, ils se souviennent de ton visage, de ton prénom, de ce que tu fais dans la vie, de ce que tu leur a dis la semaine d’avant, et ils te font des blagues comme si tu les connaissait depuis des années, le tout sans arrière pensée, sans « intérêt », ni calculs, ils t’offrent tout le temps des verres. Ambiance le Manège Enchanté, donc – version basses saturées, ok.

Pour en revenir aux tenues, à Marseille, ce genre de fringues sur une fille lui laissent une espérance de vie d’une heure, et encore. Une heure en voiture, et en évitant les coins qui craignent, sinon, c’est vingt minutes : autant jouer à la marelle sur l’A7. Les mecs ne sont pas en reste niveau look, il n’y a pas de style de prédilection, c’est très changeant, mais toujours très poussé et travaillé dans les détails (si c’est goth, ça sera vraiment GOTH, tu vois.) Bref, c’est un peu indescriptible, le défilé, en quelque sorte.

Le mieux c’est que je vous mette direct des photos de chez Trashbags (Trashbags : les garçons derrière "the best parties in Sydney and in Australia")




















Plus d'infos et plus de photos :

http://www.trashbags.net.au/


Un bon schéma vaut mieux qu’une explication compliquée.

Donc pour ça c’est chouette, tout le monde s’amuse à s’habiller de façon super originale, et personne ne se mate en biais, personne ne fait de réflexions « waaah mate la teupue / oh les collants résille troués / oh non mais la gueule des pompes / oh mais la grosse truie quoi / oh le rouge a lèvre de salope » : tout ça n’existe pas ici, et du coup tout le monde se lâche sur le look, ce qui est quand même super agréable quand on va faire la fête dehors et qu’on a pas envie de ressembler à son propre clone chiant du lundi matin en mode bureau-école. Souvent, ils font des soirées déguisées, et là c’est carnage, le cirque, vraiment très bon à voir, ils se donnent vraiment du mal pour être marrants.

Après, il y a un certain enthousiasme rapport à la musique, quelque chose de réellement plus marqué qu’en Europe dans les clubs, d'une manière générale, il me semble que les gens s’intéressent beaucoup plus aux artistes. S’ils sortent pour aller écouter jouer quelqu’un, ils savent de qui il s’agit, ils se sont briefés avant, ils ont gravé un CD pour la voiture, ils ont essoré le myspace, ils ont lu les blogs spécialisés (ils sont tous fans de Hianta des fluokids). Ils vont même jusqu’à connaître les ragots de la scène élèctro parisienne, même s’ils prononcent Yelle « Yélé » (trop cute !) et qu’ils te demandent d’expliquer ce qu’elle raconte exactement sur « À cause des garçons ». Ils savent tous trop bien danser, même les filles en petites sandales connaissent des pas de Melbourne Shuffle.

Ils sourient tous, tout le temps, ont une attitude sympathique, ouverte, et ça, c’est vraiment agréable. Il y a un respect des artistes, aussi. Par exemple, s'ils veulent communiquer avec le DJ, les danseurs écrivent des petits mots mignons sur leur téléphone portable et lui montrent l'écran, ne serait-ce que pour le remercier, par exemple. Ils ne se jettent pas sur lui en gueulant des conneries du style « t’as pas du UB40 ? ». De toutes façons, ici, les gens n'écoutent pas UB40.

Au chapitre folklore local : les australiens boivent, ça n’est un secret pour personne. Oui mais voila, je ne m’attendais quand même pas à ça : ils boivent vraiment beaucoup, beaucoup (trop, trop.)

Déja, tous les verres sont plus gros, ça aide, la contenance est multipliée par 1.3 ; ça n’aide pas à moins consommer. Ensuite, tout coûte moins cher, une vodka au Rex ça vous coûtera 10 €, ici, c’est 8 $, donc 5 €. Et eux, ils n’arrêtent jamais, un verre en chasse un autre, tout le temps. Ils ont des cocktails super étranges et violents, comme la Jagger Bomb : on rempli un verre de Redbull, et un shooter de Jägermeister (sorte de gin brun dégueulasse d’ici). On lâche le shooter de Jägermeister dans le verre de Redbull, et on boit cul-sec pendant que l’alcool du shooter monte et se répand au dessus, dans le verre de Redbull : assez spectaculaire à voir faire - je n’ai pas osé essayé tellement on m’a assuré que c’était dégueulasse, et que de toutes façons je vomirais. En tout cas, ça plait beaucoup aux filles de 17 ans.

Ils ne sont pas avares sur la quantité, boivent tout le temps dans de trèèès grand verres, l’équivalent de six shooters d’alcools forts mélangés avec des softs bien sucrés et sirupeux… Ils commandent ça à la même fréquence que des verres « normaux ». Ils mélangent tout, ils n’ont peur de rien, c’est culturel. Des filles passent prendre des bouteilles de blanc entières au bar pour se balader avec dans le club, et elles les finissent tranquillement toute seule sans accuser le coup. Youpi.

Faisant abstraction de tout ce qui touche à la musique, mes moments préférés quand je sors sont les conversations badines entre la soirée et l’after, car c’est vraiment là qu’on rigole le plus :

- What is the worst thing you can say about someone in english ?
- I would say it’s “Cunt”. Or “Prick”.
- I’ve ever heard “Cunt”, I can picture it, but I don’t know “Prick” very much. What does that mean, exactly ?
- Well, it’s like a “Dickhead”, but it’s actually it’s realy worse. And how do you say « I’m fucked up » in french ?
- Hmm, I think you can say “Je suis défoncé”, that’s the common term for that.
- And how do you say “I’ve cut my friend with a glass” ?
- Hey you did that ? You psycho !
- No! No I didn’t, I just want to know how you say that in french.
- Ok well it’s “J’ai coupé mon ami avec du verre”, but anyway you freaked me out man, look it’s early morning, we are drunk, and I think next time you may ask something less weird.
- Ok. So how do you say “My favourite animal is the elephant” ?
- You have to say : “Mon animal préféré est l’éléphant”. (laughs)
- Wow. That’s fucking hard. (laughs)
- That’s it.


Vous vous en doutez : pour le reste des toxiques, c’est pire que chez nous, la foire d'empoigne, carrément le carnaval en panavision projeté sur écran géant. Pas de limites d’âge ni de dosage, les prescriptions du week-end sont effrayantes : pills, coke, kétamine, amphés, painkillers et autres médicaments... le tout sur un base "régulière". et encore je passe sur les trucs exotiques ... On se croirait presque au teknival de Marigny un dimanche midi, mais dans la version redbull/ecstas, ou champagne et coke (j’exagère tout de même beaucoup pour la comparaison avec le teknival, mais c'est pour situer l'ambiance.)

Niveau timing alloué à la fête : quand ils sortent le samedi, à priori ils sont déjà sortis le vendredi, et en plus, ils remettent ça le dimanche. Entre chaque soirée ils ont mis des afters et aussi des apéros : il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud. Mais ils n’ont pas cours avant mardi matin, alors ça va, parce qu’ils n’avaient pas spécialement envie de se coucher avant lundi soir, tu vois. Santé.

Tout ça ne les empêche pas d’être de futurs avocats, ou de finir leur business-school tranquille, et souvent d’avoir un petit boulot à coté.

Personnellement je ne sais pas comment ils font : je pense que c’est le fait de vivre la tête en bas : le sang circule plus vite :)

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