lundi 21 avril 2008

Installés à Sydney

Nous voici posés pour un mois à Sydney, dans un tout trop petit apparte du centre, ou nous allons rester jusqu'au milieu de l'automne austral (mi-mai.) Après ça direction le nord du Queensland, parce que la pluie, au bout d'une semaine non stop, ça perd quelque peu de son charme.

Sydney figurant dans les villes les plus chères du monde niveau logement, l'apparte, bien que minuscule, nous coûte un bras, je n'aurais pas imaginé payer un "placard" aussi cher (c'est exactement deux fois pire que dans Paris, genre.) Heureusement, il est bien équipé (même si nous n'avons pas de LCD+DVD > 32", ce qui est abusé), et situé dans un bon quartier. En fait, on ne peut pas vraiment dire qu’il existe de "mauvais quartier" à Sydney (surtout quand on arrive de Marseille, ah ah.)

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Chez nous

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Darling Point

Disons que Darling Point est un quartier sans trop de bordel dans la rue, ou d’effluves de vomi, très différent de Kings Cross sur ce point.


Clique sur l'image !

Chose non négligeable, on peut y dormir la nuit, luxe qui jusqu'ici ne nous avait pas été offert, ou alors, juste entre deux kicks de techno (ça ne fait pas un cycle de sommeil, j'vous jure, même si c'est de la psytrance loungy.)

Petit bonus, un WiFi ouvert, gratuit, pas trop capricieux, et même performant :



Alors sinon pour les généreux qui veulent nous envoyer du roquefort, ou bien du foie gras, ou même un confit de canard, notre adresse c'est :

Sebastien & Sabrina
6 / 15A Mona Road
Darling Point
Sydney NSW 2027
Australia

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mercredi 16 avril 2008

Tasmanian devils fighting for food

Je pensais qu'il était de mon devoir de poster cette vidéo : d'une part pour vous montrer comment se charclent les Diables de Tasmanie quand on leur donne un bout de wallaby, et d'autre part pour inaugurer la nouvelle fonctionnaltié de Flickr (upload de vidéos, donc.)





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lundi 14 avril 2008

Back in town

Ce n’est pas qu’on n’aime pas le bush … Mais la « wilderness » et la simple life tasmanienne, ça va bien un moment, pour moi ensuite, c’est très vite la dépression, puis la mort cérébrale.

Nous voici donc de retour à Sydney – yeah ! - bien décidés à poser nos valises 2 ou 3 mois. Rapatriés sur le continent il y a une dizaine de jours via l’avion JetStar que nous commençons à bien connaître (le bus c'est chiant et les lowcosts d’ici sont moins ghettos qu'Easyjet et Ryanair), nous avons pu apprécier pendant une semaine la douceur de la vie à Melbourne.

La première chose que j’ai faite là-bas, c’était m’acheter une veste pour la porter le jour même sur un festival, parce que j’étais en hypothermie - j'avais commis l'erreur de sortir en pull. Dans la continuité de cette belle journée, on s’est pris un vent à déboiser les cerfs, puis un peu de pluie de type crachin breton, le tout suivi d'un soleil de plomb, et deux minutes plus tard, c’était la nuit noire (et après j’ai vu les Smashing Pumpkins.)

Melbourne, la ville ou une journée peut contenir les quatre saisons, dit-on.

Vous trouvez ça poétique ? Ca l’est, mais niveau fringues, il faut être magicien (ou clown, ah ah.)

Ensuite, quand vous êtes habitué à jongler de pull en tongs, vous pouvez vous poser et admirer le paysage :

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St Kilda beach promenade, so Venice Beach

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Luna park, sur le front de mer

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Le groovy tramway jaune

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Les mini-rues bouillonnantes de la City

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Federation Square et ses bâtiments futuristes

À Melbourne, vous rencontrerez de gros cas de conscience niveau shopping. Désemparée, vous regarderez les tarifs d’expédition de colis vers l'Europe : version éco, ça coûte quarante dollars les deux kilos en cargo via SeaMail, avec livraison chez vous dans plusieurs mois (ou pas, ahah.) Vous rachetez donc un sac pour y ranger vos trésors (et vous démonter l’épaule dans les transports.)

À Melbourne, vous pouvez aussi faire claquer une machine à sous à 5 cents au casino, empocher tranquillement 130$ et danser autour de votre tabouret pendant que tous les vieux autour blêmissent. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Les quais de la Yarra River la nuit

Enfin à Melbourne, vous vous retrouvez hébétée dans une librairie toute simple comme il n’en existe pas chez nous, et dans laquelle vous pourrez fouiller des heures pour trouver un livre magique (elle en contient forcément plusieurs.)

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Tronche de Coon

Alors puisque nous avons parlé de la Vegemite, je me dois de vous parler ici d'un autre haut-met de la gastronomie Australienne, lui aussi owné par KRAFT-FOODS : le COON.



Le COON est LE fromage universel australien.

Pour résumer la situation de variété fromagère ici, c'est un peu comme si nous étions en 1984 dans une réalité alternative ultra-pessimiste et qu'il ne restait plus qu'un seul cheddar disponible à la vente, une sorte de nov-fromage : le COON. Il est tellement populaire ici qu'il est même devenu un nom commun : "Passe moi le COON steuplé."

Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'il en existe de toutes sortes : Red COON, Pepper COON, Wasabi COON, COON Light, Vintage COON (vintage = 18 mois d'affinage, tsé) ... Les producteurs australiens (pas avares de marketing), vous présentent ça dans de mignons petits coffrets de dégustation, ambiance terroir, gastronomie locale quoi.

Comme vous pouvez vous en douter, au goût, le COON c'est juste comme du Babybel flavoured (imaginez un Babybel au wasabi, donc) à peine bon à manger en pique-nique avec du pain de mie et du jambon. Ahah.

Quelqu'un a du Roquefort :'( ?

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vendredi 11 avril 2008

Todo-list

Choses à faire en Australie, par ordre de difficulté :

- Jouer avec les kangourous sans se prendre une gifle
- Snorkler le Reef sans avoir peur d'éventuels requins
- Trekker Uluru (Ayer Rocks) sans brûler rouge partout
- Faire du fruit picking "au poid" dans les moustiques géants
- Ne pas paniquer devant une redback, ou un tiger snake.

... Et, enfin ... LE PLUS DIFFICILE !!!



- Manger une tartine de Vegemite(c)

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mercredi 2 avril 2008

Tales Of Girls, Boys and Marsupials

Depuis le 25 mars, je suis en Tasmanie et ici, c’est tranquillement le début de l’automne : hier, un ouragan qui fait la une des journaux ce matin a failli exploser la fenêtre de notre chambre entre 3 et 4 heures du matin.

Autant vous dire que le bikini est relégué au fin fond de la valise.

Si l’Australie est le bout du monde … Imaginez un peu ce que vous pouvez ressentir ici : sur une île située a l’extrême sud-ouest d’une île continentale déjà éloignée du reste du monde (quand vous regardez la météo le soir, autour de votre pays, il n’y a que du bleu, et ça, je peux vous dire que ça fait drôle.)

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Là, je suis dans un Starbucks à Hobart, et je mange un « butter croissant ». J’aime cette habitude qu’on les gens dans les pays anglo-saxons : prendre leur breakfast dehors, ce que nous nous ne faisons absolument pas (en tout cas à Marseille ; le peu de personnes que l’on rencontre dans les bistrots de bon matin sont tout bonnement des alcooliques notoires qui s’attaquent au Pastis dès 9h du mat’, ou de jeunes noctambules n'ayant pas trouvé d'after interessante... haem.)

J’aime bien commander des butter croissants en Australie, parce que ça me permet de frimer en prononçant une fois de temps en temps un mot de façon super juste, avec un accent français parfait : croi-ssant. Oui je sais, c’est nul mais il faut savoir se ménager des petits homeys moments comme ça. Et puis le reste du temps j’ai l’air retarded avec mon accent de fraussie.

Même s’il fait bien plus froid qu’à Sydney, il ne faut pas oublier sa crème solaire, puisqu’il parait que nous sommes tout près du trou de la couche d’ozone (le fameux.) De fait, les rayons ont de quoi faire mal, et je m’y connais, n’est-ce pas. Ah ah.

Marquée par un passé historique plutôt malpropre, Hobart n’en reste pas moins une ville choupie. Conceptuellement, il me semble qu’elle serait un peu à l’Australie ce que Honfleur est à la France, un petit rade breton mignon, en plus gros.

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Visuellement, nous sommes à la croisée entre un port, une ville américaine moyenne de celles qui se ressemblent toutes avec leurs motels et leurs stations Caltex, une station de ski, et une bourgade aux accents victoriens avec des buildings à l’architecture magnifique … Un mélange super étrange, en définitive, mais vraiment pas désagréable.

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En tout cas : c’est ici que j’ai mangé les meilleur makis de ma vie, dans le port de Hobart. Il faut dire, ici, les japonais sont de vrais japonais, de ceux qui ont supporté leur équipe aux JO de Sydney en 2000.

Dans le quartier de Salamanca place adjacent au port, on sent qu’il a fallu construire vite ; le raffinement architectural a laissé place à l’efficacité.

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Pourtant, le quartier a beaucoup de charme. Juste au dessus, Battery point émerveille avec ses cottages dépareillés qui donnent dans tous les styles, et forment un gros patchwork architectural.

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L’intérêt de la Tasmanie, ce sont quand même ses grands espaces et sa wildlife, ici, une grande partie du territoire est classée au patrimoine mondial. Du coup, pour découvrir l’île, nous sommes partis faire un roadtrip d’une semaine, je ne vais pas tout détailler, mais plutôt mettre des photos commentées, car je sais que vous aimez ça.

Ferry jusqu'à Bruny Island (une très belle île du sud ouest de la Tasmanie, qui fait le bonheur de ses gras corbeaux grâce à ses nombreux roadkills) :

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Nous avons visité un centre de conservation du diable de Tasmanie :

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C'est une bête assez mignonne en fait, souvent photographiée avec la gueule ouverte pour paraitre effrayante. J'en ai porté un dans mes bras, c'est pas méchant du tout. Il est impressionant de les voir se disputer un morceau de wallaby lors de leur repas, et on saisi immédiatement le coté super turbulent et comique de l'animal qui à inspiré le papa du personnage de dessin-animé Taz.

Les diables étant menacés par une maladie qui les rend diformes et les tuent, les vétos de Tasmanie se donnent du mal en capturant les diables malades pour les mettre en quarantaine et les soigner, afin qu'ils ne contaminent pas les diables sains ...

Il y a tout un travail ici autour de cette animal. Il est over-marketé sur l'île, certaines marques d'eau minérales vont même jusqu'à sponsoriser les soins qu'on lui apporte.

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Freycinet National Park et Wineglass bay : trois bonnes heures de marche dans montagne (revigorant !) pour arriver à un arc parfait et des eaux cristalines, une plage classée dans le top ten mondial par je ne sais plus quel magazine.

Mes photos n'étant pas les plus belles (il faisait un temps spécial et je n'ai qu'un bridge Lumix :p) ... Je me permets de placer ce lien plus saisissant.

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Wineglass Bay

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Mole Creek Caves & Wildlife Park :

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Arc-en-ciel dans la vallée

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Les grottes aux alentours de Mole Creek : King Solomon’s Caves et Marakoopa Cave.

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Sophia, le bébé wombat attraction qui a bien failli être un roadkill, a été recueillie par les vétos du parc de Mole Creek.

Au quatrième jour de notre périple, nous voilâmes donc arrivés à l’endroit le plus important de ce voyage insulaire, Narawntapu National Park.

Et ceux qui connaissent mes pathologies concernant les animaux kawaii devinent bien pourquoi ceci est important, n’est-ce pas ?

Narawntapu est une vaste plaine arborée bordant le détroit de Bass et la Tamar river. Les wombats y sont nombreux, nous n’avons pas eu de mal à les trouver. Seb les as vus en premier, moi, je ne pensais pas que ce petit truc noir au milieu de nulle part serait un wombat, mais plutôt un gros caillou, ou une touffe d’herbe brune.

En me rapprochant, quelle ne fut pas ma surprise !

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Il a quand même fallu prendre trois avions pour en arriver là !

Les wombats sont vraiment des animaux trop mignons, ça on le savait, mais ne plus ils sont assez comiques à voir faire dans leur habitat naturel. Ni trop craintifs, ni trop farouches, mais pas spécialement copains avec les humains non plus, une session de jeu avec eux peut se révéler assez divertissante.



Si vous approchez un wombat qui ne fait rien de spécial, il va avoir tendance à s’éloigner de vous gentiment, puis, si vous tentez de l’approcher un peu plus, il va chercher à se réfugier dans le terrier le plus proche. Simplement, si le terrier en question est en travaux, ça donne un wombat qui essaie de se cacher dans un trou trop court pour lui et dont les fesses dépassent du trou ; rire assuré. Encore plus drôle quand ce dernier fait le choix difficile de reculer en marche arrière pour sortir de son trou, afin d’aller se planquer dans le terrier d’à coté qu’il sait plus long et donc plus sûr. Le tout devant son envahisseur, resté là, à deux metres, témoin de la scène... Heureusement que je ne suis pas un féroce prédateur, donc (et le wombat n’a pas de prédateur ; sinon, vu les techniques de fuite et camouflage qu’il emploie pour se sauver d’un éventuel danger … on serait mal.)

Les terriers de wombats sont assez impressionnants, certains font penser à des maisons de hobbits :

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Cela dissuade un peu les amateurs d’en avoir un dans leur jardin …

J’ai tout de même pu approcher l’un d’entre eux qui était entrain de farfouiller, pour manger des racines il me semble. Lorsqu’il mange, le wombat est occupé à gratter la terre, et vu qu’il est concentré à la tâche, il est prêt à accepter votre présence, même si au début il vous sanctionnera d’un petit grognement assez drôle, pour vous montrer qu’il n’est pas tellement d’accord sur le fait que vous restiez là à l’observer.

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Nous avons passé environ une bonne heure et demi à jouer avec à peu près la totalité des wombats éparpillés sur la plaine, ainsi qu’avec les kangourous et les wallabies qui étaient aussi dans le coin.

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Je précise pour certains de nos amis qui pourraient émettre un sentiment d’inquiétude à l’égard des animaux photographiés qu’aucun d’entre eux n’a été mal traité pendant cette séance d’amusement...

Et bientôt, direction Melbourne !

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