Headless possoms in the garden
Nous voila depuis le premier juillet dans une sharehouse de Brisbane, dans le friendly suburb de Kangaroo Point.

Kangaroo point, c'est pas bien loin du CBD de brisbane, 5 minutes en bus, ou 5 minutes en bateau (il suffit de traverser la Brisbane River, ce qui est bien plus agréable que de prendre le RER !)



Ce n'est pas moi qui ai fait ces photos de Kangaroo Point.
Nous avons trois coloc : Kim, un australien / philippin, et Kerry et Elaine, deux irlandais. Tout le monde est gentil et calme, même si Elaine regarde trop de merdes à la télé, mais bon, chacun ses vices. La maison est grande, propre, bien tenue, et il n’y a jamais, Ô grand jamais de vaisselle qui s’empile dans l’évier, awesome non ?

Linton Street

La maison
Kim fait bien les spaghetti bolognaise (pour un kangourou. Les miennes restent meilleures, faut quand même pas déconner.)
Kim a déjà mangé des chauves souris et des serpents.
Kim est barman au casino de Brisbane, et il ne fait même pas de bruit quand il rentre à 5h du matin.
Kim a des jumelles pour observer les perroquets dans les Mango Tree depuis la terrasse de la maison :
- Is it for watching birds ?
- Yes, it is.
- …
- …
- You can give it to me straight, you know. Is it for birds, or is it for girls ?





Alors, notre nouvelle adresse (même si finalement on a pu trouver du Roquefort) :
Sébastien et Sabrina
90, Linton Street
4169 Kangaroo Point
Brisbane, QLD
Australia


Officiellement, une sharehouse est une grande maison avec des chambres de bonne taille, ainsi que des parties communes spacieuses et bien aménagée. La sharehouse est souvent bien située, en périphérie des central business districts, ce qui permet de justifier d'un loyer élevé. Dans une grande ville australienne, le loyer de la location d’une chambre en sharehouse oscille entre 100$ et 400$ la semaine : tout dépend d’où vous vous trouvez (par ordre croissant de loyer : Cairns, Brisbane Melbourne, ou Sydney.) Le loyer dépend aussi du standing que vous recherchez (camping, pas du tout confortable, moyennement confortable, ou correct) et du fait que vous acceptiez de partager votre chambre, ou pas. La sharehouse, c’est une bonne façon de s’héberger à l’étranger dans une « vraie maison traditionnelle », et à moindres frais. Pour peu que l’on ai envie de bosser son anglais conversationnel et de se faire des amis, ça reste LA solution à privilégier.
En réalité c’est évidement moins rigolo (si je pouvais dormir au Park Hyatt de The Rocks à Sydney deux mois durant, et converser avec mes amis ailleurs que dans la cuisine, c’est exactement ce que je ferais, malheureusement ça n’est pas encore possible.) Les propriétaires de sharehouse sont des gens souvent très gentils et serviables, voire adorables (prêt à tout pour vous aider à trouver le 7 eleven le plus prôche !)
Mais ... Ils restent néanmoins d’incorrigibles businessmen : javascript:void(0)
Publier le messagele mobilier des chambres est spartiate, il n’y a pas de chauffage (mais vous avez quand même le droit d’en acheter un et de l'utiliser - ce que nous nous sommes empressés de faire, car à Brisbane en hiver, la nuit il fait frais.) S’il y a deux fenêtres dans votre chambre, celle exposée Est n’aura pas de rideaux, ah ah. Pas de double vitrage et pas mal de wildlife alentours, donc le matin pas besoin de réveil, les oiseaux d'australie sont excités et matinaux :) Votre matelas est une merde, vous l’auriez pas refilé à Emmaüs il y a cinq ans, mais votre propriétaire semble faire dans le suramortissement de ses biens meubles. Pour vous préserver d’une scoliose aggravée, vous avez été obligée de reprendre le sport, vous allez donc courir (!!!), et vous faites des étirements (je vous vois rire d’ici mes chers amis !) Si vous visitez une sharehouse dans le centre de Sydney, la surface des parties communes et des chambres aura été réduite au minimum afin de créer plus de chambres, donc plus de loyers, donc plus de fric. Sur Sydney encore, notez que vous avez une chance sur deux pour tomber sur un nid d’asiatiques, avec quatre coréens par chambres de 10m² : ambiance conviviale assurée, progrès en anglais garantis !
Au mois d’avril, avant que l’on prenne notre mini apparte, j’ai visité une sharehouse sur Sydney entre Kings Cross et CBD. Peu après mon arrivée, le jeune propriétaire me montre la chambre double qu’il voulait nous louer 300 $ par semaine (cela fait 800 € par mois, histoire de remettre les pendules à l’heure française.)
Comme il récitait son baratin en me vantant je ne sais quelle connerie useless, moi je voyais juste que sa maison était une grosse pompe à fric. Tout en lui montrant du doigt la chambre en question, dont la surface avoisinait celle du matelas (posé contre un mur du reste, peut-être était elle trop étroite pour le recevoir à plat !), et je lui ai demandé si c’était un placard, OR WHAT ?
Après, j’ai compris comment ça se passait en ville, et comme je sais que le système économique est plus fort que nous, on a poursuivi la visite par curiosité, et il nous a montré les parties communes de sa récente acquisition immobilière. C’était surtout des couloirs aménagés en cuisine et jardin, pas de vraies pièces. Dans les étages, des chambres dortoirs toutes petites avec lits superposés, exactement comme en backpack.
L’industrie du backpacking en Australie a vu son chiffre d’affaire augmenter de 20% l’année dernière, le poussant à 3 milliards de dollars (dépensés par les jeunes visiteurs entre le gîte, la pitence, et l’entertainment.)
Il y a énormément de business et donc d’arnaques niveau hébergement, que ce soit en backpacker ou en sharehouses, et notamment sur Sydney, ou une demande immobilière particulièrement forte permet aux propriétaires d’en arriver à des extrémités de très mauvais goût. Souvent, pour des séjours de courts durées (une ou deux semaines) lorsqu’on ne voyage pas seul, le meilleur rapport qualité prix reste l’hôtel booké sur Internet (ratestogo.com.)
Il me semble que les hôtels australiens ont du souffrir de la très dangereuse concurrence touristique de la si proche Asie du Sud-Est, et se sont vus obligés de baisser leur tarifs afin que les vacanciers n’aillent pas tous bouffer des tum-yam à Phuket.
Exemple frappant : à Surfers Paradise, nous avions un apparte de deux chambres et environ 60 m², à trois avec Fab, pour 75$ la nuit, dans un hôtel en ville, avec jardin tropical, piscine et jacuzzi. Toujours à Surfers, les backpacks louent le bunk bed en dortoir de 4/6/8 respectivement 25/20/15$ et la double ensuite à 80$ (40$ par personne) pour un standing moins élevé.
Sur ces bonnes paroles, Seb étant parti ce matin aux aurores pour donner une leçon de techno à Tokyo, je m’en vais rejoindre mon amie Haley et passer le week-end à Sydney.
Haley n’étant pas une backpackeuse, mais une vraie australienne avec une voiture, elle a acheté un chouette apparte à 20 minutes du centre ville, et là, c’est tout autre chose que ce dont je vous ai parlé : grande piscine chauffée, jacuzzi, sauna, et SALLE DE PING-PONG. Parce que l’Australie, quand on y est installé pour de bon, et qu’on a un bon job, c’est aussi une superbe qualité de vie.
Libellés : brisbane, logement, queensland, random

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