Surfers Paradise et la Gold Coast
Pourquoi appeler une ville Surfers Paradise ?
Et bien, c’est vrai que sur la plage, les vagues sont présentes en permanence et très fréquentes, de taille conviviale (deux bons mètres en moyenne.) Mis à part les fringues, je n’y connais que dalle en surf, mais j’imagine que c’est quand même cool de ne pas avoir besoin d’attendre trois plombes sur sa planche avant de pouvoir rider un bon rouleau de deux mètres, d’où le coté « Paradise ».
La Gold Coast est une ville plage continue de plusieurs dizaines de kilomètres baignée de soleil trois cent jours par an. Même les hivers restent agréables, avec une température qui « descend » entre 15° et 20° pour juillet et août.
Surfers Paradise est une ville que l’on pourrait appeler aussi et surtout “Property Paradise”, tant et si bien les gratte-ciels y poussent comme des champignons. Il est clair qu’au vu des nombreux chantiers aperçus, la ville n’aura pas le même visage dans dix ans. Pas mal de monde conchie l’esthétique particulière de Surfers sans autre forme de procès à cause de la construction anarchique des buildings… Même si je ne suis pas fan, je ne condamne pas le fait d’aménager le littoral australien de la sorte : d’une, ce n’est pas pire que nos plages montpelliéraines (ah ah), et de deux, ça change des habituels pôles balnéaires ou les maisons ne dépassent jamais deux étages. J’irais même jusqu’à dire que ça a un petit coté cyberpunk, très futuriste, bd, ou post-apocalyptique … et là, je préfère illustrer mon propos avec cette photo efficace trouvée chez toothbrush-nomads :

On croise parfois dans les rues de Surfers des Meter Maids; sorte de mascottes locales nées dans les sixties, lorsque la mairie a jugé utile de taxer le parking en ville. Les Meter Maids ajoutent des pièces dans les parcmètres bientôt expirés devant les voitures stationnées. Opérant à titre gratuit dans ce rôle de super héroïnes du bitume, elles font souvent la promotion de marques ou d’événements, et chaque automobiliste sauvé de la contravention se voit remettre un petit mot / prospectus sous l’essuie-glace. N’est-ce pas là une délicate façon de faire de la pub ? Personnellement je trouve ça assez génial, comment ne pas être épris de sympathie pour un annonceur lorsqu’il vient de nous sauver d’une prune ?
Sinon, qu’est ce qu’il y a à faire sur la Gold Coast ? Les parcs d’attraction, véritable industrie ici. Et dans les parcs d’attraction, ce qui nous plait à nous, ce sont les roller coasters, youhou.

Celui du Luna Park de Melbourne est le plus vieux roller coaster en activité. Si j’avais su ça à l’époque ou je l’ai photogrpahié … j’aurais tout de même pris un ticket, histoire de !

Parmis les roller coaster les plus sensationnels que nous avons fait sur la Gold Coast : Superman the Escape, Lethal Weapon (Warner bros Movie World) et The Tower of Terror (Dreamworld.) Dans un autre genre, Seb a aussi fait le Giant Drop, avec Fab et compagnie, mais moi je suis restée en bas à compter les enfants en pleurs.
Lethal Weapon : Trop rigolo, mais juste quand ça s'arrête.
Alors bien sûr, comme le dernier roller coaster en date remontait au Space Mountain 2 à Disneyland Paris, on pensait que nos récents manèges australiens, c’était des trucs vraiment sales et énervés, donc on était fiers de nous. Erreur ! Après un petit tour sur wikipedia, on s’est rendu compte qu’on était loin, mais loin - et que l’Australie ça restait encore beaucoup trop cool par rapport aux USA : en voici un qui fait hyper mal, et puis un autre (je vous conseille la video.)
Si vous vous demandez quel esprit démoniaque et génial se cache derrière ce genre de manèges peu recommandables, sachez que l’ingénieur et physicien allemand Werner Stengel, diplomé de l’université de Gotebörg, à collaboré à 72 % des projets de roller coasters actuellement en service. Indirectement, c’est donc lui que vous insultez quand vous extériorisez le trop plein de G négatifs sous forme de hurlements appeurés et de salves de vulgarités.
Encore grâce à wikipedia, j’ai pu apprendre que Stengel a conçu un autre manège que j’ai fait l’été dernier au parc Liseberg en Suède. Le manège en question a blessé 21 personnes lors d’un accident, l’un des deux trains ayant décidé d’aller dire bonjour à l’autre. Morale de ce paragraphe, ne lisez pas wikipedia avant d’aller dans un parc d’attraction, ah ah.
Rayon mathématiques et poésie, Stengel a conçu un nouveau type de boucle nommée « clothoïde » (joli nom n'est ce pas ?) Cette boucle, grâce à ses propriétés physiques plus clémentes avec les vertèbres humaines, est devenu le standard actuel.

Les équations sont trop complexes, enfin, perso, en mécanique, je me suis arrêtée aux trucs bateaux terminale S, comme les trajectoires de balles de tennis ou les téléskis, mais j’aime juste bien les dessins.
Voila, maintenant, j’arrête de vous parler de roller coasters, même si c'était ma nouvelle lubie geek of the week. Mais c’est vrai qu’ici c’est un peu le sport national que de se prendre des shoots d’adrénaline de cette façon ; une émission de télé locale filme même ses chroniqueurs depuis l’intérieur des manèges, c’est dire.
Demain, le bus pour Brisbane, la capitale du Queensland.
Libellés : australie, gold coast, surfers paradise

1 commentaires:
Aaaah, j'adore les manèges aussi.
T'as le chic pour trouver des arguments massue en faveur de l'Australie...
26 juin 2008 17:37
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