Say hello to Brisbane
Dans le centre de Brisbane les rues qui vont d’Est en Ouest sont des filles (Elizabeth et Victoria) et celles qui vont du Nord au Sud sont des garçons (Georges, Albert). Au lieu de dire « at the corner of Georges Street and Elizabeth Street », à tous les coups tu peux dire « where Georges meets Elizabeth » et là tout de suite c’est plus mignon (sauf si tu visualises une vieille en tailleur Chanel entrain de serrer la main d’un retarded cow-boy texan, bien-sûr.) Cette histoire de rues filles et rues garçons, on pourrait croire que c’est un truc commun à toutes les grandes villes d’Australie, mais non, c’est juste à Brisbane.

Brisbane est une vraie ville fluviale, et non pas côtière, comme on pourrait le croire, puisque l’océan, bien que proche, ne borde pas la ville. Il n’y a donc pas de plage.

Fortitude Valley à l’Est de la Brisbane River est le quartier parfait dont rêve tout jeune citadin « alternatif » et fétard ; concept stores esthétiques, gros clubs à la programmation pointue, bars originaux et superbement décorés, excellents restaurants bon marché de toutes les nationalités, magasins de fringues super pointus, galeries d’art, et animation au rendez-vous dès la nuit tombée. Encore plus ici qu’à Sydney, les locaux sont détendus et souriants. Et ils se marrent assez facilement, y compris dans la rue et pour un rien, ce qui est franchement agréable (mais d’une manière générale, le sourire des australiens dans les rues de leurs villes, c’est tout un poème que nous autres citadins français avons cessé de réciter - moue.)





Le central business district est semblable à celui de Melbourne ou Sydney, en moins grand, mais tout aussi intéressant. Comme dans toutes les villes d’Australie ; immigration asiatique massive oblige, on trouve à Brisbane des snacks japonais de partout.
Ici, pour quelques dollars, on a un joli take-away set de makis. Alors, bien sûr, on commence à s’habituer à cette abondance d’excellente nourriture asiatique bon marché qui se trouve partout en ville. Et ce qui n’est pas très bon de s’habituer à ça quand on sait combien il me tarde tant de retrouver mes très chers kebabs marseillais (yuk !)
Tout ça pour dire que Brisbane, croule sous l’influence asiatique, tout comme ses grandes sœurs du Sud. Hier je me suis perdue dans une arcade d’Elizabeth Street et je me suis retrouvée à Hong-Kong, ni plus ni moins (avec l’odeur et tout, vous savez, celle qui vous fait plier le nez froncer les sourcils et imaginer le pire quand vous vous baladez au rayon « viande » du supermarché chinois.)
Mais bref, assez de paragraphes contemplatifs, passons aux détails sordides, si vous le voulez bien, parce que là je m’auto-soule à vous refaire le cours de géographie.
Avant-hier, je me suis faite bouffée par des bedbugs.
[ALL GASP]
Bedbugs ? JE N’AI JAMAIS ENTENDU PARLER DE CES BESTIOLES me dit Maman par mail, horrifiée (ce qui me fait beaucoup rire, je me marre toujours quand Maman écrit en majuscules.)
Les bedbugs, donc. Voila un truc encore bien australien (enfin, sub-tropical), comme la red back, le Parmecoon (cf cette explication), ou la Vegemite en tube.
Les bedbugs, ça vous pique pendant que vous dormez, ça fait la fête sur votre ventre façon gros bum plein de vinasse, et puis ça décampe aussi sec (impossible d’essayer d’en exploser un à coup de Rubik’s Cube pour se venger.)
Au réveil vous vous sentez légèrement itchy et puis ... "Later, however, the welts subside but tend not to disappear like those from mosquitos, and persist for up to several week."
Oh ... Realy ? I am so, so happy.
Alors, afin d’éviter tout soupçon qui me ferait encore passer pour une fille de mauvaise vie, je tiens à dire que cette expérience navrante n’a pas eu lieu dans un lieu de débauche (d’une), ni dans un backpack crade (de deux.)
Non, non, je me suis faite sucer la lymphe par ces saloperies dans le lit frais et propre d’un hôtel tout neuf et étoilé. J’ai dormi dans des endroits vraiment pires que celui là, ou je me refusais à poser un seul centimètre carré de ma peau sur les draps, et je pourtant n’ai jamais rien eu. Seb, lui en pleine grosse rhino-pharyngite, n’a pas eu droit au supplice : il est donc clair que ces saloperies de bedbugs savent choisir leur proie et n’aiment pas qu’elles soient infectées.
Quand j’ai montré mon ventre à la réceptionniste de l’hôtel au matin avec mon petit air de lose malheureux des mauvais jour ; elle m’a aussitôt placée dans une chambre beaucoup plus grande, « for apologizing ». Avec, m’assure t elle, un lit vierge de toute bitchy microfaune. « Are you sure ? », demandais-je, sceptique, et visualisant le housekeeper indien faire un méli-mélo de tous les draps de l’étage sans chichi dans son grand chariot.
Bref, wait and see, pour le moment pas d’autres piqûres, mais je traîne à aller au lit (traumatisme oblige.)

AND AAAAAARGH IT’S LIKE YOU GOOGLED MARIAH CARREY IN 2034 !!!
Sur cette photo, vous pouvez aussi voir la marque de ma culotte (so glam.)
La pharmacienne m’ayant soulagée d’un « No, it doesn’t stay on you (laughs) » me voila rassurée avec mon tube de crème et mes jolis boutons rouges violacés un peu partout sur le corps (j’aime particulièrement ceux du ventre, qui forment presque une ligne de trois, comme vous pouvez le voir ci-dessus.)
Tout ça me rappelle l’époque ou faisais du paintball et ou je ramassais des poks*, mais c’est tout de même moins hot.
*pok : À ne pas confondre avec les pokes facebook, ou quand quelqu’un essaie de vous dire poétiquement qu’il ferait bien du sexe avec vous parce que vous avez une bonne touche sur votre profile pic.
Libellés : brisbane, queensland, random

2 commentaires:
Je pensais que tes compétences professionnelles reconnues t'auraient permis d'éradiquer les bugs, hahahaha.
2 juillet 2008 18:14
oh non tu parles, j'ai toujours eu besoin d'un bon debbuger (ou d'une bombe insecticide !)
3 juillet 2008 10:12
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